Goodbye Australia !

Photo : Le Marcass’ et le Pap’ en chemin vers la plage de Yeppoon (Australie, février 2019).
J’ai peut-être un faible pour ce genre de photos que je prends d’un peu loin. Je m’en rends compte au fil de mes billets au moment de quitter un pays, c’est vrai…

Au revoir Australie !

 
Notes pour trop tard from Australie côte nord-est

Note n°1

Les lois de la nature sont plus fortes que toi. C’est insupportable pour moi, comme une tempête de neige quand j’ai prévu d’aller courir, comme ce mail que j’ai écrit à quelqu’un, que je veux envoyer TOUT DE SUITE, et qu’il n’y a plus de connexion Internet.
Mais c’est la vie petit*. Tu peux râler, t’arc-bouter, ramer à contre-courant, le flot va t’emporter. So let it go. Cesse de te turlupiner. Lâcher prise, c’est consentir à la vie, accepter qu’elle te surprenne comme jamais tu n’aurais imaginé. Et apprendre à accueillir cet unexpected est plus important que de suivre tes plans parce que c’est ça qui te fait grandir.

* Je vous ai déjà parlé de cet album jeunesse magnifique qui s’appelle La Promesse, n’est-ce pas ?

Note n°2

Les corps humains sont beaux. C’est la leçon que je retiens de nos quelques jours de plage, à Sydney et ailleurs sur la côte est. En Polynésie, on n’était tout le temps que nous sur des toutes petites plages, je ne voyais pas les autres. Là j’ai pu remplir mes yeux – de surfeurs, mais pas que.

Le boutoir du Marcass’ (5 ans)
Tu sais Garance que ça se peut d’avoir un monokini string ? Moi j’en ai vu sur la plage…

Je note que, de manière générale, aucune femme de 40 ans ne garde le corps d’une fille de 20 ans (les hommes plusse, je trouve). Sauf peut-être Jennifer Aniston. Ou Jeannie Longo, un autre style. Mais toutes les deux pas d’enfants.

 

Moi ouais, j’en ai eu trois… Mais papa Écureuil dit qu’il aime cette photo, alors j’ose. Comme toutes ces femmes qui ne se soumettent pas à la dictature du corps unique et qui m’inspirent.

 

Note n°3

« J’attendais rien de l’Australie. J’ai jamais eu spécialement envie d’y aller, ça m’a jamais fait rêver, mais franchement c’est kiffant. J’adore. Habiter à Sydney, c’est génial ! ».
Voilà la note pour plus tard de papa Écureuil qui dit qu’il voudrait vivre près de la mer. En fait. Moi non plus l’Australie ne m’a jamais fait rêver et moi aussi j’ai aimé notre semaine à Sydney. À part que si t’habites là-bas, après tu t’appelles un Sydnéen ou une Sydnéenne et que, dit en français, c’est un peu dur quand même.

 
Nos meilleurs moments sur la côte nord-est de l’Australie

 

La Petite Souris

1/. Manger une super bonne glace à la noisette à Sydney chez Messina, le meilleur glacier italien de la ville. Elle était trop bonne, presque aussi bonne que quand j’ai découvert la glace à la nocciola en Sardaigne, qui est la meilleure du monde ! (enfin si vous aimez le goût de la noisette bien sûr).

 

Moi j’ai pris une boule vanille et une boule noisette, mais la noisette était tellement bonne que j’aurais dû prendre deux boules noisette ! Chouch a pris une boule chocolat noir extra fort et une boule café, et il était très content avec ses parfums. Lulu a pris une boule vanille et une boule chocolat cookie mais il a regretté de pas avoir pris un sorbet citron ou fruits de la passion. 

 

2/. Marcher et parler avec maman au Jardin botanique de Sydney. J’adore quand on parle toutes les deux comme là, de Freddie Mercury, ou de ses amoureux d’avant. Je pose toujours plein de questions parce que ça m’intéresse et que ça m’aide à mieux comprendre des choses que je vois après, dans la vie.

3/. Me baigner à Tea Tree Bay dans l’eau transparente avec le sable tout doux.

4/. Regarder et prendre en photo l’Opéra de Sydney, dans le Jardin botanique ou depuis le bateau. Depuis le bateau, c’est vraiment la meilleure vue parce qu’on passe juste à côté. J’aurais tellement aimé voir à l’intérieur de l’Opéra… mais on ne peut pas visiter si on ne va pas écouter un concert. La construction de l’Opéra a duré quinze ans, de 1958 à 1973 !

 

L’Opéra de Sydney, vu depuis le bateau pour aller au zoo de Taronga.

 

5/. Chauffer au soleil, allongée sur mon paréo avec maman sur la plage de Manly à Sydney. Il faisait très très chaud mais comme nous on était allées dans l’eau, ça faisait du bien de sentir le soleil sur la peau.

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Le Grand Lièvre

1/. Voir un python au zoo de Sydney. Et un diable de Tasmanie, comme moi j’aurais bien aimé aller en Tasmanie. Quand je serai grand, il y a trois pays où je voudrais retourner : l’Italie, l’Australie avec la Tasmanie, et l’Égypte. Je suis jamais allé en Égypte mais je rêve de voir les pyramides.

2/. Quand on a acheté mon boomerang aux Blue Mountains avec les sous que le Père-Noël des Kiwis nous a apportés en Nouvelle-Zélande. J’étais vraiment heureux parce que j’avais peur qu’on parte d’Australie et qu’on n’achète jamais mon boomerang comme maman voulait pas aller dans les magasins, et les boomerangs c’est surtout en Australie, alors je sais pas si on peut en trouver dans les autres pays.

 

C’est au Jardin botanique à Sydney, devant là où il y a les plantes carnivores. J’ai lancé mon boomerang avec la main droite, même si je suis gaucher, parce que je me sens mieux avec la main droite pour le boomerang, je sais pas pourquoi.

 

3/. Aller à la ferme des crocodiles à Koorana. J’étais content de voir tous les crocodiles et aussi impressionné parce que, même si on s’occupe d’un crocodile tous les jours, si un jour on oublie de fermer la barrière, il peut nous croquer d’un coup. C’est impossible qu’un crocodile nous voie et nous mange pas, personne peut apprivoiser un crocodile !

4/. Jouer longtemps dans les énormes vagues à Oak Beach, la plage où on a vu les bébés tortues de mer. C’était trop bien, on sautait au-dessus des vagues ou on allait en dessous, et ce que j’ai le plus aimé c’est deux choses : qu’on n’était pas obligés de mettre les tee-shirts de mer parce que c’était tôt le matin (et je déteste mon tee-shirt de mer parce qu’il me fait mal sur les mounous), et que maman vienne jouer avec nous. C’est dommage que papa soit pas venu aussi, mais il peut pas aller dans la mer sinon avec les vagues il a mal aux oreilles.

5/. Quand on a fait le jeu de piste pour trouver les signes chinois dans le Jardin chinois à Sydney. Je les ai tous trouvés, et après j’avais envie de le refaire mais papa a pas voulu parce que l’après-midi on devait travailler.  🙁

 

C’est au Jardin chinois à Sydney, quand on a donné à manger aux poissons et aux anguilles avant de faire le jeu de piste. Il y avait des iguanes géants, et maman et Marce les ont même touchés !
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   Le Marcass’

1/. Quand j’ai vu les wombats au zoo de Sydney (et aussi le kangourou des arbres que j’avais jamais vu). J’avais trop attendu et je vais jamais oublier ce jour.

2/. Quand on a acheté William mon wombat aux Blue Mountains avec les sous que le Père-Noël des Kiwis nous a apportés en Nouvelle-Zélande. Comme il coûtait exactement 20 $, il me reste plus rien pour mon yoyo, mais Lulu a dit que si c’est pas cher, il pourra me l’acheter avec ses sous.

 

C’est William mon wombat dans ma casquette. Il mange des herbes et des feuilles, et la plupart du temps il dort dans ma casquette. Je le coiffe avec la brosse de Garance et le boomerang de Lulu.

 

3/. Glisser dans les grands toboggans de la piscine avec maman. Je préfère quand maman fait avec nous mais c’est pas souvent quand même parce qu’elle aime pas dans les campings. Surtout les jets d’eau qui arrosent quand on passe ou les piscines où il y a des enfants qui font pipi dans l’eau. Moi j’ai jamais fait ça, c’est trop dégoûtant ! Comme mon histoire de l’école là, mais je vais pas la raconter sur le blog sinon tout le monde va lire…

4/. Prendre plein de prospectus partout où on va et découper les animaux dedans pour après les coller sur mon carnet de voyage. Je me souviens de tous les animaux qu’on voit dans tous les pays, et après que je les a* collés, je les dessine.

5/. Porter un crocodile de deux ans dans mes mains.

 

C’est moi qui a* dit le premier de tout le groupe que je voulais prendre le crocodile et je suis allé tout de suite parce que j’avais pas peur.

 

* Note de maman Ourse : AI, c’est moi qui AI, mais j’en peux plus de le reprendre à chaque fois, ça m’énêêêêrve !!!

∼∼∼∼∼

 

 Papa Écureuil

1/ Tout à Sydney. J’ai adoré cette ville et pouvoir y passer huit jours. J’aurais pu y rester un mois sans me lasser je crois bien.

2/ Voir un platypus dans une rivière du Eungella National Park malgré le temps pourri et les courants forts qui rendaient l’observation plus qu’hasardeuse. Nous sommes restés une heure à passer d’un endroit à l’autre sans voir le bout d’un bec. À un moment, ça faisait peut-être vingt minutes que nous étions sur la même plateforme à observer, sous la pluie qui tombe, les babi et Audrey s’impatientaient méchamment et regardaient plus la forêt que la rivière quand, tout à coup, une forme a émergé de l’eau à deux mètres du bord. Il n’y avait que moi qui regardais et JE L’AI VU, l’ornithorynque, dans son entièreté ! Il semblait nous observer, curieux de voir ces mammifères s’agiter au bord de sa rivière. Je n’ai pas eu le temps de prendre une photo, juste d’appeler tout le monde doucement pour venir le voir, et hop il a disparu sous l’eau en silence. Ça n’a duré qu’un instant, quelques secondes, mais le souvenir reste très net et très fort en moi.

 

Des conditions idéales pour observer les ornithorynques…

 

3/. La faune. Partout. On a oublié en France ce que c’est que les animaux et vivre avec eux tout autour. En Australie, on peut voir et entendre des milliers d’oiseaux différents partout, même dans les villes, des grenouilles, des reptiles (bon, ça a quelques inconvénients par ailleurs), des marsupiaux. Il y a bien entendu également les animaux marins le long de ce pays tout en côtes.
C’est incroyable de pouvoir y être confronté partout et tout le temps.

4/. Quand Audrey a crié après qu’un iguane est venu se frotter contre son pied dans le Jardin chinois à Sydney. On distribuait à manger aux carpes quand trois iguanes sont sortis de leur buisson pour prendre leur part du butin, et l’un d’eux ne s’est pas embarrassé de ce pied sur son chemin. Ce cri de surprise si spontané m’a bien fait rire !

 

C’est LUI le coupable !

 

5/. Regarder les chauve-souris voler au-dessus de nous, que ce soit à Noosa, à Yeppoon ou dans le cœur de Sydney. Certains soirs il y en avait des milliers qui nous survolaient silencieusement dans le crépuscule.

 

On pouvait voir des chauves-souris comme celle-ci voler d’un arbre à l’autre en fin de journée, et même d’encore plus près.
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Maman Ourse

1/. Me baigner à Tea Tree Bay dans le Noosa National Park. L’eau était si limpide, la petite crique si belle, et surtout la baignade si inattendue en Australie après notre premier road trip que je me suis sentie émue, comme devant un cadeau très doux auquel on ne s’attend pas du tout.

2/. Quand la Petite Souris a écrit merci dans le sable, au retour d’une balade sur la grande plage de Yeppoon. De loin j’avais vu que le M en premier, et comme il y avait un cœur dessiné au-dessus, j’ai cru que c’était « maman ». Parce que souvent. Mais quand je me suis approchée, j’ai lu MERCI et j’ai demandé :
Merci pour quoi minette ?
Ben pour tout. Pour la vie…

Elle est comme ça, la Petite Souris.

 

Merci la vie. Sur la plage de Yeppoon.

 

3/. Quand je me suis fait aborder par un bel Australien dans la rue à Bondi, la jeune trentaine, et qu’il a baissé ses lunettes de soleil en me croisant pour me dire « hi ! ». C’est ce qui arrive (parfois) quand tu laisses ton mec et tes trois enfants passer leur commande de frites et nuggets à emporter chez Hungry Jack’s et que tu rebrousses chemin, toute seule, pour aller te chercher une petite salade de kale cru, quinoa, canneberges et noix à un comptoir healthy et un peu hype de bord de mer. Comme une petite meuf. Ben tu te fais aborder. Comme une petite meuf. J’ai bien kiffé. Vu que je suis plus du tout. Une petite meuf.

4/. Marcher dans les rues de Sydney, même sous l’orage. Et surtout pas le moment où Mickaël dit : il pleut vraiment fort, on va s’abriter et attendre un peu. Parce que je comprends pas. Attendre quoi ?? Comment on peut savoir si vraiment ça va se calmer, ou si au contraire ça va carrément empirer ? Donc à quoi ça sert d’attendre et regarder la pluie tomber au lieu d’être dessous et d’avancer ?
C’est un débat qu’on a régulièrement chez nous. À propos de l’orage et potentiellement d’autres choses…

5/. Regarder les vagues se fracasser sur les rochers avec papa Écureuil à Yeppoon.

 

Les vagues du Pacifique sur le promontoire de Yeppoon.

 

 

Thank you Australia.

Merci pour les chauve-souris à Sydney, le rire des kookaburras, la mousson du Queensland, les routes bloquées, et le reste…

 

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Et vous, êtes-vous déjà allé(e) en Australie ?
Quels sont vos meilleurs souvenirs ?