S’il n’en restait qu’un(e) # octobre 2022

Photo : Il paraît que le chêne est le roi de la forêt. Merci au chêne d’octobre de m’ouvrir les portes de son royaume où le ciel est si bleu.

 

Ce mois-ci, j’ai aimé quelqu’un qui ne vit pas les choses comme moi.
J’ai déjeuné avec quelqu’un qui ne doute jamais.
J’ai revu quelqu’un qui pense que « le tchize-quèke au yuzu bio avec obligation de boire du jus de goyave allongé » (sic), c’est très bien pour les autres du moment que lui-même reste normal. « Normal », il a dit normal. Alors que le gars est ouf. Mais genre ouf de ouf de malade de ouf. Ouf et clairvoyant à la fois. Inopinément (vôtre), il te sort une bombe à propos de cellule familiale, comme quoi la cellule c’est la vie mais c’est la prison aussi.
Ah ouais. Puissant. Médite, papillon !

En rentrant ce soir-là, j’ai lu un livre dans le métro qui s’appelle Vénère – Être une femme en colère dans un monde d’hommes, de Taous Merakchi.
Je l’avais choisi quelques jours plus tôt dans la vitrine de la médiathèque à cause de mon pote Arnaud qui venait de me dire que je suis tout le temps vénère. En plusse que c’est déjà ce que m’avait dit l’année dernière mon autre pote Monsieur Tro : « Mais toi Madame Ra, t’es tout le temps vénère ! »
Comme ils sont tous les deux un peu proches de moi, à force, ça interroge.
J’ai demandé à mon mari qui est encore plus proche. Il a répondu : Continuer la lecture de « S’il n’en restait qu’un(e) # octobre 2022 »

Marilyn.

Une photo de 1956 prise par Elliott Erwitt.

 

Par où commencer cet article ?
Comment expliquer, mettre en ordre ce que je veux dire ?

L’idée de l’écrire me vient il y a deux ans, dans un accès de colère. Il paraîtrait d’ailleurs que je suis « tout le temps vénère ». On m’en a de nouveau fait la remarque le week-end dernier… Enfin. Il y a deux ans donc, j’entends un discours d’Agnès Jaoui sur la chaîne YouTube de Télérama et c’est là que, dans un double mouvement contradictoire d’adhésion et de colère, l’idée me vient d’écrire un article sur le féminisme. Sur le féminisme ET Marilyn Monroe. C’est de cet article non abouti, fatras de réflexions illisibles par une autre que moi, que je vous parle sporadiquement ici depuis deux ans et que je n’ai toujours pas écrit parce qu’il nécessiterait un temps long et laborieux que je ne prends pas.
Fin du premier acte (monologue intimiste).

Deuxième acte. La semaine dernière, mon amie Émilie avec qui je partage ma passion pour Marilyn Monroe (et Mano Solo) m’envoie le lien d’un podcast de 2012, « Les Grandes Traversées » de France Culture, documentaire sonore en cinq épisodes de 50 minutes chacun consacrés à Marilyn Monroe. J’écoute tout de suite. Straightforward. J’enchaîne les épisodes en faisant des petits bonds dans ma cuisine où trône, depuis quinze ans, une photo de Marilyn.
Alors je sais que la cuisine n’est pas la première pièce dans laquelle Continuer la lecture de « Marilyn. »

S’il n’en restait qu’un(e) # septembre 2022

Photo : C’est un chêne. Comment je le sais ? Eh ben parce que ses feuilles c’est des feuilles de chêne (mais pas comme la salade, moi aussi au début j’ai cru que c’était que la salade qu’on mange, mais non. Avec les feuilles de chêne du chêne, tu peux t’essuyer quand tu fais pipi et ça pique pas). Et l’autre raison pour laquelle je sais que c’est un chêne, c’est parce qu’il y a des glands partout qui tombent comme c’est l’automne (septembre 2022).

 

J’aime le mois de septembre. Mais il passe si vite, il passe comme passent le printemps et les meilleurs moments, et quand il se termine je sais que l’été est vraiment fini. Que je dois ranger mes tongs, arrêter de me faire croire que je vais les remettre, ne serait-ce que pour emmener les enfants à l’école. Je sais que ce qui vient maintenant c’est la pluie et le froid, et de mes pieds nus je freine, je tire sur les jours pour ne pas entrer en octobre…
Voilà pourquoi il me tient d’autant plus à cœur de revivre des bouts de mon septembre 2022 dans ce partage de fin de mois que je prends grand plaisir à faire depuis le début de l’année.

 

S’il n’en restait qu’un(e) # janvier 2022
S’il n’en restait qu’un(e) # février 2022
S’il n’en restait qu’un(e) # mars 2022
S’il n’en restait qu’un(e) # avril 2022
S’il n’en restait qu’un(e) # mai 2022
S’il n’en restait qu’un(e) # juin 2022
S’il n’en restait qu’un(e) # juillet 2022
S’il n’en restait qu’un(e) # août 2022

 

En septembre 2021, l’article que je m’étais soigneusement épargnée jusqu’alors parce que je savais que je ne m’en sortirais pas avec quelques brèves éclaboussures, est un pavé dans la mare de la polémique dans la rubrique VIVRE < En chemin.

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S’il n’en restait qu’un(e) # août 2022

Photo : Les oliviers du père de ma cops Marlène. Ceux qui portent les olives dont il extrait l’huile qui me nourrit tout au long de l’année. Et c’est moi qui ai pris la photo (village de Suçães, Portugal, août 2022) ! Qui a la chance aujourd’hui de prendre lui-même en photo les oliviers dont l’huile irrigue son corps ?

 

Bizarre, ce mois d’août… Des journées très longues, surtout au début, et puis en fin de mois tout s’est accéléré comme fait la vie des fois, pour vous supplier de la prendre tant qu’elle est là parce que le temps vous est compté avant la rentrée. Enfin je dis pas ça pour vous déprimer hein ! C’est pas parce qu’un jour on va mourir que tous les autres jours on doit vivre comme si on était déjà mort, n’est-ce pas ? Au contraire. C’est le contraire qu’il faut faire…
Donc demain embrassez la rentrée et appréciez ce partage de vie que je prends le temps de faire ici avec grand plaisir tous les mois depuis le début de l’année !  😊

 

S’il n’en restait qu’un(e) # janvier 2022
S’il n’en restait qu’un(e) # février 2022
S’il n’en restait qu’un(e) # mars 2022
S’il n’en restait qu’un(e) # avril 2022
S’il n’en restait qu’un(e) # mai 2022
S’il n’en restait qu’un(e) # juin 2022
S’il n’en restait qu’un(e) # juillet 2022

 

Fin août 2021, deux articles successifs dans la rubrique VIVRE < En chemin ont provoqué à l’opposé d’étranges réactions masculines.
Le premier, la pastille sexe de l’été n°5 à propos de ce que c’est qu’être sexy, m’a valu une levée de boucliers virils. Des mines outrées et des cris d’injustice, comme quoi les hommes aussi subissent les injonctions esthétiques de la société et qu’ils sont soumis, tout autant que les femmes, au regard jugeant sur leur corps. Que les femmes sont même plus impitoyables que les hommes quand il s’agit de critiquer. Continuer la lecture de « S’il n’en restait qu’un(e) # août 2022 »

(Presque) au bout du voyage (été #6)

Photo : À Beppu, au château de Kannawa (Japon, juin 2019).
Nous avons enlevé nos chaussures pour entrer dans le château, comme il se doit ici. En sortant, je les ai trouvées toutes alignées et bien rangées comme sur la photo. J’ai pensé que c’était l’œuvre du Marcass’, ce gros psychopathe, mais non. Quelqu’un d’autre que le désordre incommode les avait rangées pour nous. C’est ça aussi, le Japon !

 

Cette semaine, on se prépare doucement à rentrer. Déjà…

Tout l’été sur le blog, je vous propose de replonger dans notre voyage au long cours Asie Pacifique. Trois ans se sont écoulés depuis notre retour du bout du monde. Trois ans c’est long pour celui qui attend mais si court pour celui qui veut changer sa vie…
À présent que les marées ont effacé nos inquiétudes et nos points d’interrogation, ne reste sur le sable que le récit joyeux de nos aventures parfois périlleuses… Juste ce qu’il faut pour vous donner envie de lire et rêver cet été !

 

Je dédie ce sixième et dernier article extrait de mes archives à Mickaël (c’est mon mari), avec qui je suis allée au bout de ce voyage presque autour du monde avec nos trois enfants qui avaient alors 5, 7 et 9 ans.

Mickaël est un puits de sagesse et il a toujours plein de phrases très justes, très censées, que mes copines retiennent mieux que moi qui reflètent sa façon de voir et d’avancer dans la vie. Mais cet été, à part me dire que si j’étais une superhéroïne je serais Harley Quinn, il a dit quelque chose d’étrange, quelque chose qui ne lui ressemble pas, qui serait plutôt sorti de la bouche de mon pote Arnaud – dont je vous parlais déjà dans cet article d’il y a trois ans sous les termes l’un de mes amis très proches, ou encore mon ami philosophe. Et donc cet été mon mari a dit, à la Arnaud-like : Continuer la lecture de « (Presque) au bout du voyage (été #6) »