Janvier à ma fenêtre

Photo : Ce n’est pas tout à fait ma fenêtre mais c’est mon regard. Je vois derrière les barreaux. C’est fragile et c’est beau (janvier 2021).

 

Comme je vous l’annonçais dans mon premier article de l’année (relisez-le, j’ai tout donné pour celui-là ; mes prochains articles ne seront que succédanés à faible densité nutritionnelle !), je vous propose de célébrer les 3 ans d’existence de mon blog par un rappel des articles parus le même mois pour chaque année écoulée.

Quand je pense janvier, je pense janvier à ma fenêtre et les mots de Mano Solo murmurent sur mes lèvres. Ce n’est pas la première fois que je vous parle de Mano Solo. J’ai même déjà partagé une chanson de lui avec vous quand j’étais en voyage dans mes newsletters on the road (newsletter 23 # 24 mars 2019).

C’est un artiste dont les textes ont énormément compté pour moi quand j’étais au lycée, et puis juste après, quand j’apprenais à devenir adulte. Il y a eu des périodes où je n’écoutais plus que lui (bon clairement, c’étaient pas des périodes qui brillaient par leur insouciance et leur légèreté ! 😉 ).
Aujourd’hui ça fait presque deux dizaines d’années que je ne l’écoute plus, probablement parce que sa musique me ramène trop loin en arrière justement, mais il m’arrive très souvent d’avoir l’une ou l’autre de ses chansons dans la tête, avec les paroles qui me reviennent encore par cœur, intactes.

Comme là, quand je pense janvier.

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Là où j’ai peur, j’irai

Photo : Anne Sylvestre en 1965. Elle avait 30 ans.

 

HOMMAGE À ANNE SYLVESTRE

Le titre de cet article, « Là où j’ai peur, j’irai », est une citation d’Anne Sylvestre, tirée de son interview par le journal Le Monde en novembre 2018.

Anne Sylvestre est morte lundi.

Je sais que d’habitude, dans la bienséance et les clichés de langage du billet nécrologique, on lit plutôt : « une grande voix de la chanson française s’est éteinte ».
Ça sonne plus doux et plus poétique peut-être. Plus politiquement correct sans doute. Mais c’est faux ! D’abord il n’y a rien de doux ni de poétique dans la mort de quelqu’un qu’on aime. Ensuite la voix d’Anne Sylvestre ne s’éteint pas : elle chante encore pour nous, autant qu’on le souhaite, et c’est l’ultime doigt d’honneur de l’art de survivre à la mort.

Anne Sylvestre, c’est plus de 60 ans de carrière musicale ininterrompue et des centaines de chansons qui sont des bijoux d’écriture.

C’est aussi une femme entière dans ses choix et ses Continuer la lecture de « Là où j’ai peur, j’irai »

I’ll rise

Photo : Street art, by Miss.Tic, quartier de La Butte-aux-Cailles, Paris 13e (2016).

 

Dimanche prochain, enfermez-vous tout(e) seul(e) dans la salle de bain, prenez un bain si vous aimez, ou frottez les joints des carreaux de votre douche (rapport à ce que tous les matins vous vous dites que, quand même, vous devriez le faire).
Ou bien dégagez les enfants de la cuisine et préparez avec votre amoureux(se) un truc qui prend du temps, une bouillabaisse ou les boulettes d’Ottolenghi aux fèves et au citron – une nouvelle dinguerie, entre nous soit dit.
Quand vous en êtes là, ne pensez surtout plus au dehors et à toutes les raisons que vous avez de déprimer. Respirez profondément et allumez votre podcast de La Poudre pour 1h30 autour de l’auteure américaine Maya Angelou avec Christiane Taubira.

C’est l’épisode 82, diffusé le 5 novembre dernier. C’est là : Continuer la lecture de « I’ll rise »

Être une femme, est-ce que c’est pourri ?

 

Alors clairement en ce moment je vais pas bien. Clairement. J’ai beau me repasser le Radio Bemba Sound System à donf dans l’auto, y’a pas moyen. Welcome to Tijuana, tequila, sexo, marijuana… sauf que c’est pas la marijuana, c’est tout l’album qui est illégal avec mon moral !

Je vais pas bien, mais au moins j’ai des amies qui prennent soin et qui ne font pas semblant que je vais bien. Qui ne me demandent pas d’aller bien. Qui ne me demandent rien du tout d’ailleurs. Qui me prennent là où j’en suis et qui m’envoient des je t’aime et des petits pains à l’huile d’olive du Portugal des photos pour me faire rire et des vidéos comme celle que j’ai eu envie de partager avec vous ici. Continuer la lecture de « Être une femme, est-ce que c’est pourri ? »

Fan de : Augustin

Augustin Trapenard.
Photo non libre de droits, parue dans Les Inrocks je crois, mais je ne sais pas qui est le photographe, ni même en quelle année (2019 ?).

 

C’est obligé que je vous aie déjà parlé d’Augustin Trapenard sur ce blog. Parce que je suis fan. Mais genre big fan. HUGE fan.
Fan de « Boomerang », l’émission culturelle qu’il anime sur France Inter depuis six ans.
Soyons honnêtes : je ne connaissais pas Augustin avant ces six dernières années, je ne le connais pas ailleurs, il y a « Boomerang » et c’est grand.

En cherchant l’indicatif musical de « Boomerang » pour l’insérer dès le début dans mon article, parce que je l’adore, parce que les premières notes qui arrivent dans mes oreilles emplissent de joie mon cœur et mon esprit à la perspective de tout ce que je vais apprendre de riche sur le monde ce matin encore, je ne l’ai pas trouvé mais je suis tombée sur cette pépite en noir et blanc que je jubile de partager avec vous…
Franchement, si tu te lèves un dimanche, t’as pas le moral parce que t’as mal dormi, tout le monde te fait chier et tu trouves que ça manque méchamment d’héroïsme et de flamboyance autour de toi, prends trois minutes, regarde ça ! Continuer la lecture de « Fan de : Augustin »