Et je cours

Photo : Quand Mickaël me prend en photo au retour de running (décembre 2019).
C’était dans le sud de la France à Noël, il faisait chaud, j’avais pas mis mon bonnet du Commandant Cousteau qui est pourtant follement seyant, glamour et paillettes…

 

J’ai déjà raconté ici mon rapport au running. Mais depuis que je suis rentrée de voyage, la course a pris encore plus de place dans mon quotidien.

Trois fois par semaine, toujours le matin à jeun et seule, je cours.

En ce moment j’ai la rage alors je réécoute du rap, je fume plusse, et je rallonge pas mal mes sorties running aussi, parce que courir m’aide, m’a toujours aidée.

Ce matin, dans le froid qui transperce (bon ça va, il faisait pas -20°C. non plus, on n’est pas à Sept-Îles !), j’ai couru presque 1h30.
Facilement, sans me rendre compte que c’était autant.
Sans penser que ce serait le meilleur moment de ma journée. Continuer la lecture de « Et je cours »

Mes tripes & moi

Photo : Un écureuil libre et intrépide. Si vous n’en avez jamais rencontré. On ne le voit pas sur la photo mais en vrai il a peur quand il s’élance dans le vide. Son cœur bat très fort. Il frissonne.

La photo est de Benjamin Lavieu, prise dans son jardin de Toronto (Canada, janvier 2020).
Benjamin est le mari de ma cops Carole avec qui elle s’est expatriée au Canada. Je vous invite à découvrir son travail ici : https://benjaminlavieu.wixsite.com/photo
Les instants qu’il parvient à capter sont saisissants, je suis très impressionnée !

 

L’année commence dur pour certains de mes proches.

À un enterrement auquel je suis allée vendredi dernier, un de mes potes très proche et un peu philosophe aussi dont je vous ai déjà parlé ici – allez c’est facile, il y a des photos de lui sur le blog, son prénom se termine comme le mien commence et contient les mêmes lettres sauf deux consonnes pour lui et deux voyelles pour moi – ce pote-là donc, avec qui j’avais fait la route en morne plaine mais avec arc-en-ciel entier, a dit : Continuer la lecture de « Mes tripes & moi »

Give me my Alison back !*

Photo : J’ai beaucoup aimé faire cette photo au temple de Kofuku-ji, à Nara (juin 2018).
Au Japon, chacun est libre de sa religion et la tolérance est grande, du moment que la pratique se fait dans le respect des autres.

 

* Connaissez-vous la meilleure série de tous les temps, d’après Papa Écureuil ?
The Wire. J’en parle ici.
Voyez le Bunk qui vire une brosse (lire lexique franco-québécois ici) et qui braille :
– Jimmy ! Jimmy… Give me my Jimmy back !

Eh bien c’est ce que j’ai eu envie de crier après chaque massage en voyage :
Give me my Alison back !

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Les massages & moi

Épisode 1 : Les massages en France

 

J’ai commencé à écrire des bouts de trucs pour cet article il y a un an. L’idée était de dresser une sorte de tour du monde pas-tout-à-fait-du-monde des massages.
Parfois les choses prennent du temps et ne s’effacent pas pour autant… Continuer la lecture de « Give me my Alison back !* »

Une seule vie & moi

Photo : Avancer. Jeter un regard en arrière de temps en temps. Trouver que ce qu’on a accompli c’est bien déjà. (Sur les routes de Gaspésie au Québec, Canada, juillet 2007).

 

D’accord, je publie moins d’articles depuis mon retour que pendant le voyage. Mais c’est parce qu’ici, écrire sur quoi ?
La pluie, l’école, les poux, les pommes de terre sautées, les grèves, vous les connaissez.
Je ne vous apporte rien. Je ne me consume plus du feu de la découverte que je brûlais de vous faire partager. Celui qui me tenait éveillée la nuit, parfois jusqu’aux premières lueurs de l’aube.
Aujourd’hui mes braises sont refroidies. Je ne sens plus le soleil dans mon ventre. Peut-être c’est pour ça que j’ai tout le temps froid. Continuer la lecture de « Une seule vie & moi »

J’ai 41 ans.

Photo : Il y a trois semaines à Krabi (Thaïlande, mars 2019).
J’avais encore que 40 ans !

 

Aujourd’hui j’ai 41 ans.
Je voulais écrire un portrait de moi comme j’ai envie de le faire pour chacun d’entre nous : la Petite Souris, le Grand Lièvre, le Marcass’ et Papa Écureuil.
Mais je n’arrive pas, même à l’oreille coupée.

Il n’appartient pas au poulet d’apprécier sa sauce.

C’est un proverbe que j’ai entendu pour la première fois au Mali, mais qui est burkinabè. Ça va quand même, c’est à côté. Des hauts-plateaux du pays Dogon, je me rappelle qu’on voit la frontière avec le Burkina. Continuer la lecture de « J’ai 41 ans. »