Qu’est-ce qu’on attend pour ne plus suivre les règles du jeu ?

 

Depuis le début de l’année, je réécoute du rap. Beaucoup. Chaque jour.
Le rap c’est tout ce qu’il te faut quand t’as la rage, quand tu sens que tout s’arrache.
Bon, je cours aussi.

J’ai jamais vraiment arrêté d’écouter du rap : on est partis en voyage avec une overdose d’Orelsan, on est rentrés dix mois plus tard avec du Mac Towlie en boucle dans les oreilles. MacTo, comme on dit chez nous.
Mais quand je dis « je réécoute », je veux dire : pas du rap de maintenant. Du rap des origines, du rap de ma base, mec j’ai 40 ans (ou à peine plus, ça va), donc je réécoute… NTM.
Ça va que les babi les garçons kiffent aussi, on se met la fièvre à donf dans ma Benz ma 008 et on balance la tête d’avant en arrière.

T’inquiète pas, y’a pas d’galère
J’le dirai ni à ton père ni à ta mère ! Continuer la lecture de « Qu’est-ce qu’on attend pour ne plus suivre les règles du jeu ? »

Et je cours

Photo : Quand Mickaël me prend en photo au retour de running (décembre 2019).
C’était dans le sud de la France à Noël, il faisait chaud, j’avais pas mis mon bonnet du Commandant Cousteau qui est pourtant follement seyant, glamour et paillettes…

 

J’ai déjà raconté ici mon rapport au running. Mais depuis que je suis rentrée de voyage, la course a pris encore plus de place dans mon quotidien.

Trois fois par semaine, toujours le matin à jeun et seule, je cours.

En ce moment j’ai la rage alors je réécoute du rap, je fume plusse, et je rallonge pas mal mes sorties running aussi, parce que courir m’aide, m’a toujours aidée.

Ce matin, dans le froid qui transperce (bon ça va, il faisait pas -20°C. non plus, on n’est pas à Sept-Îles !), j’ai couru presque 1h30.
Facilement, sans me rendre compte que c’était autant.
Sans penser que ce serait le meilleur moment de ma journée. Continuer la lecture de « Et je cours »

De l’envie de voyage

Photo : Un couple de touristes sur notre road trip de Gaspésie, au Québec (Canada, juillet 2007).

 

Il y a un an, du bout du bout du monde, je publiais un article sur ce blog dont le titre est : Quel voyage ?
Je vous proposais de vous interroger sur la façon dont on choisit sa destination de voyage. Quelles sont nos raisons apparentes et inconscientes ? Pourquoi est-on attiré(e) par un pays plutôt qu’un autre quand on n’y a pas de racines ? Par tel point sur le globe ?

Pendant notre grand voyage, nombreux sont les lecteurs qui m’ont écrit pour me dire que mes articles leur avaient donné envie de partir. Au Japon, au Laos, en Australie. À Gili.
Mais pas au Cambodge, ni à Tahiti finalement. Pas trop en Nouvelle-Zélande non plus. Continuer la lecture de « De l’envie de voyage »

Mes tripes & moi

Photo : Un écureuil libre et intrépide. Si vous n’en avez jamais rencontré. On ne le voit pas sur la photo mais en vrai il a peur quand il s’élance dans le vide. Son cœur bat très fort. Il frissonne.

La photo est de Benjamin Lavieu, prise dans son jardin de Toronto (Canada, janvier 2020).
Benjamin est le mari de ma cops Carole avec qui elle s’est expatriée au Canada. Je vous invite à découvrir son travail ici : https://benjaminlavieu.wixsite.com/photo
Les instants qu’il parvient à capter sont saisissants, je suis très impressionnée !

 

L’année commence dur pour certains de mes proches.

À un enterrement auquel je suis allée vendredi dernier, un de mes potes très proche et un peu philosophe aussi dont je vous ai déjà parlé ici – allez c’est facile, il y a des photos de lui sur le blog, son prénom se termine comme le mien commence et contient les mêmes lettres sauf deux consonnes pour lui et deux voyelles pour moi – ce pote-là donc, avec qui j’avais fait la route en morne plaine mais avec arc-en-ciel entier, a dit : Continuer la lecture de « Mes tripes & moi »

Une mer(e) avec de l’eau et des bruits dedans

Photo : Les babi à Collioure (décembre 2019).

 

C’est mercredi, y’a pas école. Et rien qui me donne envie de me réveiller non plus.

J’ai de la chance d’avoir des enfants qui dorment bien le matin. Ou qui ne dorment plus mais qui se lèvent et qui lisent ou jouent tranquille, sans me réveiller, jusqu’à ce que l’un de leurs estomacs soit vraiment au bout du bout du rouleau (mais JAMAIS avant 9h).

Ce mercredi matin, à dix heures bien passées, c’était le Marcass’. Il enlève ses chaussons-chaussettes, grimpe dans mon lit et se glisse contre moi sous les draps. Il m’agrippe, il me sent, Continuer la lecture de « Une mer(e) avec de l’eau et des bruits dedans »