Qui est le Grand Lièvre ?

Dans mes oreilles, il y a toujours ça 

 

Je m’appelle Lucien, mais papa et maman m’appellent Lu. Ou Lulu, comme P’tit Lulu dans Les Sardines de l’Espace. Et ils disent tout le temps « mon p’tit lapin » depuis que je suis né, mais maintenant ils disent aussi « mon grand lièvre » parce que j’ai grandi.
En fait, y’a que mes copains d’école et les maîtresses qui m’appellent Lucien.
J’aime bien mon prénom. Il veut dire la lumière.

J’ai pas encore 7 ans mais mon anniversaire c’est dans dix-neuf jours, le 25 avril 2018, alors on peut dire quand même que j’ai vraiment presque 7 ans.

Sur ce blog, j’écris la rubrique qui s’appelle Le vagissement du Grand Lièvre.
Le vagissement, c’est le cri du lièvre mais y’a pas beaucoup de gens qui le savent, alors je l’ai envoyé comme question au jeu des mille euros à la radio. On écoute tout le temps chez mounette le mercredi midi, le spécial jeunes, c’est des collégiens ou des lycéens qui répondent. J’espère que je vais gagner avec ma question.

 

Le pays où je veux absolument aller

Un pays où il y a des plages. J’aimerais trop retourner en Grèce, à Vathi.

Ce dont j’ai le plus envie dans ce voyage

Jouer au ballon sur la plage.
Et surtout, quand on va rentrer du voyage parce que maman a dit que je pourrai faire du foot !

Ce qui me fait peur dans ce voyage

Les méduses. S’il y en a dans la mer, je ne me baignerai pas. À la place, j’irai jouer au ballon sur la plage avec papa.

Ce que j’aime plus que tout

Jouer au foot, manger du poulet rôti, les pamplemousses et les litchis, jouer au ballon, par exemple à la balle américaine, parler anglais, le début de la chanson de Goldman qui fait tam tam tadoudam, faire des jeux sur la tablette, regarder des épisodes de Olive & Tom sur l’ordi, réussir des retournés au foot, shooter dans les coussins du salon, faire des attaques de Côte-de-Patte à papa, et quand je suis au goal.

Ce que je déteste par-dessus tout

Le lait de vache, pas sortir, pas jouer au foot, les devoirs chez mounette le mercredi quand je peux pas aller jouer dehors, quand Garance me fait mal, et aussi que je dois toujours me laver les mains, et en plus des fois les dents, et après encore les mains !

 

Le Grand Lièvre vu par la Petite Souris

Lulu a les cheveux châtain, plus clairs que toute notre famille, et il est très mince, plus que toute notre famille aussi : on voit tous les os de sa colonne vertébrale dans son dos.
Il est beau, avec des lunettes. Ses yeux sont marron avec des cils très longs comme les girafes. Il a des grandes oreilles, un peu comme son doudou qui est un lapin, mais quand même pas autant, j’exagère là ! En tout cas, des fois on croit qu’il entend pas, et en fait il écoute tout…
Je l’appelle tout le temps Lulu mais quand j’étais petite et qu’on n’était que nous deux, quand Marcel n’était pas né je veux dire, je l’appelais « mon Lu coquin », et il était vraiment trop mignon.

Ce que j’aime avec Lulu, c’est quand on joue bien tous les deux. Le problème, c’est qu’après il aime trop embêter : il est comme dans sa chanson du moustique qu’il adore là, on dirait qu’il peut pas s’empêcher, c’est hyper pénible.
Sinon il est super gentil et super généreux. Il peut donner tous les trucs qu’il a et qu’il aime, comme ses billes ou ses cartes Pokémon ou même son ballon, s’il voit quelqu’un qui aimerait bien avoir les mêmes trucs mais qui n’a rien.
Il est pas du tout timide, contrairement à Marcel ou papa ou moi… Lulu, je sais pas comment il fait mais, même s’il connaît pas les gens, il va tout de suite leur parler pour être leur ami ou jouer avec eux. Ça arrive tout le temps : au parc à bosses, au parc de la maison, ou quand on est en vacances, à la plage, n’importe où. Des fois les enfants parlent même pas français comme nous mais Lulu il s’en fout, il y va quand même et il se fait toujours un nouveau copain !

Et il est vraiment courageux aussi : par exemple quand il se fait mal comme quand il s’est ouvert la tête, il ne pleure jamais, on dirait qu’il a même pas mal en fait ! Moi je déteste quand il part à l’hôpital pour se faire recoudre le menton ou la tête ou des trucs comme ça, souvent c’est moi qui pleure et lui il dit : « T’inquiète pas Garance ».


 

Le Grand Lièvre 2018…

En un livre : Sardines de l’espace, de Emmanuel Guibert, Mathieu Sapin et Joann Sfar.

En un film : Hôtel Transylvanie 1 et 2, de Genndy Tartakovsky.

En un personnage : Astérix.

En une chanson : Envole-moi, de J.-J. Goldman.
(Ce pauvre enfant, obligé de vivre dans une banlieue morose, avec ses gros losers de parents.)

En une expression :  « C’est pas grave ! ».
Exemple
Un jogging tout propre, porté 40 minutes dehors et qui revient comme s’il avait couru la Transbaie : « C’est pas grave ! »
[Note de Maman Ourse : ben non, c’est pas grave, mais merde quoi ! 40 minutes…]

Et en péché mignon : du poulet rôti
[Note de Maman Ourse : le cuissot empoigné à pleines mains, comme au banquet final d’irréductibles Gaulois bien connus, et rongé jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien sur l’os, même pas les cartilages, rien, en digne arrière petit-fils de feue ma grand-mère maternelle.]

 

 


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