Sumimasen

Photo : Premier jour à Tokyo, dans la rue qui mène au sanctuaire bouddhiste Senso-ji (Japon, mai 2019).

 

Je profite d’une après-midi où Papa Écureuil emmène les babi au Musée de l’Espace de Hong Kong pour reprendre mon ébauche d’article sur comment les hommes (et les femmes) vivent au Japon. Je voudrais essayer de donner une forme lisible aux dizaines de petits bouts de papier griffonnés tout au long de nos cinq semaines au Japon…

 

Est-ce ainsi que les hommes vivent… au Japon ?

ΞΞΞΞΞ

 

Sumimasen veut dire pardon, excusez-moi, je suis désolé(e). Les Japonais l’utilisent énormément. À tel point que c’est probablement le mot que j’ai le plus entendu pendant notre voyage là-bas… Avec arigatoo gozaimasu, merci beaucoup.
D’ailleurs, on peut aussi employer sumimasen pour dire merci. On me répond même sumimasen à la réception de l’hôtel la nuit, quand je reviens de fumer une cigarette et que je salue une dernière fois en disant konbanwa. Continuer la lecture de « Sumimasen »

Persévère et lâche rien !

Photo : Hanoï, marchande de fleurs à vélo. Elle a son petit tabouret en plastique bleu suspendu par une ficelle pour les moments de pause (Vietnam, mai 2019).

 

Est-ce ainsi que les hommes vivent… au Vietnam ?

ΞΞΞΞΞ

 

Au Vietnam, nous avons trouvé que les gens étaient souriants, gentils et accueillants. Y’en a même qui, sans te connaître, pour rien, pour toi, t’offrent leur briquet tout neuf.

Dans presque tous les hôtels et guesthouses où nous nous sommes arrêtés, les propriétaires ou le personnel étaient ouverts et curieux d’apprendre comment nous, nous vivons, et pourquoi nous voyageons. J’ai eu l’impression d’un désir fort d’apprendre, de s’enrichir intellectuellement.

Comment oublier Ha à Hanoï, qui qui apprend le français depuis seulement deux mois et le parle incroyablement bien à force de travail acharné et de persévérance ? Continuer la lecture de « Persévère et lâche rien ! »

Pudiques et secrets

Photo : Sur le Mékong à Luang Prabang, une photo prise par Papa Écureuil (Laos, mars 2019).

 

Est-ce ainsi que les hommes vivent… au Laos ?

ΞΞΞΞΞ

 

Les gens du Laos sont pudiques et secrets. Gentils, timides et simples.
J’ai aimé fort le Laos.

Le Laos est un pays pauvre. Quand nous sommes remontés, en bus, de Vientiane jusqu’à Luang Prabang en passant par Vang Vieng, Mickaël m’a dit : « J’ai l’impression que le Cambodge il y a neuf ans était plus développé que le Laos aujourd’hui. ».
C’est dire. Vu que déjà, le Cambodge.

Il y a les routes, mais il y a aussi l’éducation, l’alphabétisation, et la situation Continuer la lecture de « Pudiques et secrets »

Liberté surveillée

Photo : Une rue à Hua Hin. On voit les portraits obligatoires partout du roi Rama X et les lanternes qui restent du Nouvel An chinois (Thaïlande, février 2019).

 

Est-ce ainsi que les hommes vivent… en Thaïlande ?

ΞΞΞΞΞ

 

Quand on voyage en famille, la première chose qui frappe en Thaïlande, c’est l’attention prêtée aux enfants et les sourires qu’ils font naître sur les visages.

J’en ai déjà parlé dans mon premier billet sur ce pays, mais ça ne fait que se confirmer de jour en jour. Et le phénomène s’est encore amplifié depuis que ma maman nous a rejoints avec les enfants de ma sœur puisque maintenant nous marchons avec cinq enfants. Nous emmenons cinq enfants manger dans les stands de rue. Les hommes et les femmes que nous croisons sur notre Continuer la lecture de « Liberté surveillée »

Faire la bringue

Photo : Une soirée ordinaire à la pension Colette, sur l’atoll de Tikehau dans les Tuamotu (Polynésie, janvier 2019).

 

Est-ce ainsi que les hommes vivent… en Polynésie ?

ΞΞΞΞΞ

 

La première chose qui m’a frappée en arrivant à Tahiti, c’est le tutoiement immédiat.
D’habitude je déteste ça. Je sais, je suis pas cool. Mais j’ai jamais dit que j’étais cool ! Je suis à l’ancienne. Il y a des gens de mon âge que je continue de vouvoyer. Après plusieurs années. Après même une certaine, oserais-je ?, proximité. Voilà. Bon.
Mais ici ça va. L’ambiance paréo, tongs et colliers de fleurs autour du cou Continuer la lecture de « Faire la bringue »