C’est quoi les derniers trucs que t’as aimés ?

Photo : De Polly Gray dans la série Peaky Blinders.

 

Dans quelques jours, cela fera six mois que nous sommes rentrés de voyage.
En voyage je vous faisais partager, devinez quoi, wait for it, mes découvertes de voyage. Mais maintenant ?

Des fois je me demande pourquoi j’écris sur ci ou ça. Plus exactement, je ne me demande pas pourquoi j’écris, jamais, je me demande : pourquoi je publie tel ou tel article sur le blog. Pourquoi je le rends public. Qui cela va intéresser ?
Mes doutes, mes questionnements.
Les petites histoires de mon quotidien, qui ressemble sans doute beaucoup au vôtre et dont la féérie est si difficile à déceler parfois.

Je crois que je suis moins ouverte au monde. J’écris moins qu’en voyage.
En contrepartie, je vois plusse* de films. Je lis plusse, je sors plusse.
Je suis plusse fatiguée aussi. Et stressée. Souvent ça me prend brutalement, un coup de stress, violent, en fin de journée le sentiment que je ne vais pas y arriver. Ou pas assez bien, pas comme je devrais.
C’est la vie d’ici on dirait.

* Je sais Marie, ça t’embête ce « plusse ». Mais moi ça m’embête qu’on le confonde avec plus-plu, et je ne veux pas écrire « plu » comme « je la vois plu »… Bref c’est moche !

 

Et là je veux dire plu ou plusse à ton avis ?

 

Il y a quelque temps, une amie que j’ai croisée ce matin en speed dans son auto et qu’on va appeler H. parce que, ben son prénom commence par un H., m’a demandé :
– C’est quoi les derniers livres que t’as lus qui t’ont enthousiasmée ?

(Oui, elle est prof. Y’a que les profs qui posent ce genre de questions 😉 )

Ça m’a fait plaisir. J’adore parler de ce que j’aime et j’adore que les autres me parlent de ce qu’ils aiment.

En réfléchissant à la question de H., je me suis rappelée que j’avais émis un jour l’idée, avec quelques amis, de former une sorte de groupe de lecture, cinéma, musique, tout. Pour partager ce qui nous emporte et nous fait vibrer, rire ou réfléchir.
On ne l’a jamais fait.
Il paraît que ça faisait trop intello, premier de la classe. Mais moi tu me dis ça, tu me tues !

Sauf qu’ici c’est mon blog, y’a pas de classe, pas d’intello. (Pas de club d’échecs non plus, j’arrête pas de dire à Lu que le club d’échecs N’EST PAS une bonne idée pour avoir une vraie vie, mais il lâche pas l’affaire !)

J’ai donc décidé non seulement de répondre par écrit à la question de H., mais aussi de l’élargir à tous mes enthousiasmes culturels depuis que nous sommes rentrés de voyage, il y a (presque) six mois.
Six mois de livres, films, disques, séries et pièces de théâtre retrouvés.

 

Un dessin de l’illustratrice Cécile Dormeau. Dans ta face ! J’ai vu des petits bouts de son travail, j’aime bien.
 
Lire, écouter

Le meilleur roman : La Femme qui fuit, d’Anaïs Barbeau-Lavalette.

Le parcours d’une femme libre dans le Québec ultra catho traditionnel des années 50-60.
C’est très émouvant parce que l’auteure raconte la vie de sa grand-mère qu’elle n’a pas connue puisqu’elle a abandonné sa mère petite (je ne vous spoile pas, c’est dit dès le début).
Merci à toi Édith de m’avoir fait découvrir ce livre.  🙂

 

La meilleure BD : L’Arabe du futur tome 4, de Riad Sattouf.

Dans la foulée de Riad, j’ai relu les 4 tomes de Persepolis, de Marjane Satrapi.
Persepolis sera toujours particulier pour moi parce que c’est la première BD que j’ai aimée de toute ma vie après vingt ans passés à croire que je n’aimais pas ça. Par Persepolis le monde de la bande dessinée indépendante m’a tendu les bras et je me suis jetée dedans !

 

L’album que j’ai le plus réécouté entier depuis six mois : « Funeral », d’Arcade Fire.

Je ne le commente pas, c’est le premier album d’Arcade Fire que vous connaissez sûrement parce qu’il a plus de quinze ans. Une pépite. Et si non, eh ben vous avez la chance de qui s’apprête à ouvrir un coffre rempli de trésors. Le coffre était déjà là mais vous ne le saviez pas. Maintenant que vous le savez, qu’allez-vous faire ?
Peut-on refermer sans regarder, sans écouter, sans ressentir ?

 

Clip vidéo : Arcade Fire, Rebellion (Lies), album « Funeral », 2004.

 

Et puis mes deux grandes découvertes musicales de janvier 2020 : Aloïse Sauvage et Pomme.

J’ai découvert Aloïse Sauvage dans le podcast « La Poudre », mais comme je vous en ai déjà parlé ici la semaine dernière, je ne vais pas y revenir. Depuis, j’ai vu et entendu d’autres interviews d’elle. J’aime sa voix et j’aime ce qu’elle dit. J’aime comme elle est aussi, nature, sans triche.

Très récemment, juste après Aloïse Sauvage, j’ai découvert Pomme.
C’est une toute autre bulle, elles n’ont rien en commun l’une avec l’autre si ce n’est d’avoir moins de trente ans. Mais est-ce que l’âge compte, vraiment ?
Le premier album de Pomme, « À peu près », est une île où je cours le souffle coupé. Je me suis laissée prendre dans sa voix, ses poèmes, la mer qui lui mange le corps, et ses ruisseaux salés.
Comme si j’y croyais.

 

Pomme en duo avec Philémon Cimon, Comme si j’y croyais, en session montréalaise (pas comme dans l’album « À peu près »), 2018.

 
Cinéma

Je suis peu allée au cinéma ces six derniers mois. En tout cas moins qu’avant le voyage. Quelquefois seulement, dont une pour voir le film Downton Abbey que j’ai adoré comme la série. Où on retrouve les mêmes personnages… et Maggie Smith est toujours fantastique !

Moins de cinéma (parce que moins de soirées sans enfants, hum mounette), mais plusse de DVD de la médiathèque et plusse de soirées Netflix.

 

Le meilleur film : Bohemian Rhapsody, de Bryan Singer.

Je sais que j’ai dit il y a longtemps que je n’aimais pas Queen. C’était vrai, mais c’était aussi en train de changer. On a le droit, non ? De changer d’opinion. Comme on a le droit d’avoir besoin de temps pour reconnaître ce qui est. Parfois même, on a besoin d’être guidé(e) pour aimer et le film m’a donné la clé qui me manquait. En plus je ne sais pas résister au marcel blanc. Du tout.

Alors depuis que j’ai vu le film, j’écoute Queen. Mickaël rentre du boulot, il entend la musique à fond dans la maison depuis dehors, et il dit :
– Attends mais j’arrive chez la nouvelle fan de Freddie Mercury ou quoi ?!
– Yes… I want it all and I want it NOW !

 

Bande-annonce du film Bohemian Rhapsody, de Bryan Singer, 2018.

 

Le meilleur film que j’ai RE-vu : The Prestige, de Christopher Nolan.

J’avais adoré ce film choisi par Mickaël au début de notre histoire (qui m’a dit plus tard qu’il avait eu le sentiment de prendre « un risque immense » parce que ce n’était pas précisément le genre de films que j’allais voir au cinéma…).
Mais risquer c’est aussi gagner, et j’ai adoré. Ce film a été ma porte d’entrée à l’univers de Christopher Nolan et c’est comme ça que j’ai accepté de regarder Batman alors que les comics c’est vraiment pas ma tasse de thé.

J’ai adoré la façon dont Christopher Nolan revisite le personnage et l’histoire de Batman dans la trilogie The Dark Knight. J’ai tellement aimé qu’ensuite j’ai cédé à Mickaël pour voir aussi les Batman de Tim Burton. Après tout, y’a plein de films de Tim Burton que j’ai aimés.
Ben pas Batman. Pas après ceux de Nolan. J’ai jamais accroché. J’ai péri d’ennui.

J’adorais déjà Michael Caine et Morgan Freeman, j’ai adoré Christian Bale qui joue Batman. Qui avait aussi le premier rôle dans The Prestige et joue dans la plupart des films de Nolan.

Et Heath Ledger. Heath Ledger qui est et restera probablement le meilleur Joker ever, repoussant loin derrière l’interprétation de Jack Nicholson dans le Batman de Burton. Et pourtant je pense plutôt du bien de Jack Nicholson en général – et de Vol au-dessus d’un nid de coucou en particulier.

Mais il faut voir la scène d’ouverture du deuxième volet de la trilogie, celui qui s’appelle aussi The Dark Knight.
Heath Ledger est LE Joker.

 

Scène de l’interrogatoire du Joker par Gordon et Batman dans le deuxième volet de la trilogie de Christopher Nolan : The Dark Knight, 2008.

 

Cela me permet une habile transition vers les séries car, dans le premier volet de la trilogie (le bien nommé Batman begins), j’ai rencontré celui qui allait devenir Thomas Shelby : l’acteur Cillian Murphy.

Note : L’acteur Tom Hardy joue lui aussi à la fois dans la trilogie Batman de Nolan et dans la série Peaky Blinders (Bane dans The Dark Knight rises / Alfie Solomons dans Peaky Blinders).

 
Séries

La meilleure série : Peaky Blinders.

J’ai tellement aimé Peaky Blinders, tout de suite, dès le premier épisode de la première saison, et Mickaël aussi, que c’est dur depuis d’accrocher sur une nouvelle série. On a des vrais problèmes, comme vous voyez.
Il faudrait demander à Mickaël si Peaky Blinders a détrôné ce qui est, à ses yeux, la meilleure série du monde : The Wire.

Le principe d’une série, c’est qu’on s’attache aux personnages. On a chacun son préféré, on le défend, on argumente.

Dans The Wire, pour moi c’est Omar Little. Dans Peaky Blinders, j’aime Polly Gray (Shelby).
Je voulais vous trouver cette scène bouleversante de la saison 4 épisode 2 où elle lâche à Tommy :
– What I didn’t understand until now is when you’re dead already, you’re free.

La citation que j’ai placée en tête d’article. C’est énorme et c’est tellement vrai.
Quand tout est arraché à l’intérieur de toi, quand tout a été brûlé et qu’il ne reste plus qu’un champ de ruines, alors rien ne t’attache, rien ne te fait peur. Parce que tu n’as plus rien à perdre.
Mais dès que tu recommences à aimer, tu n’es plus mort, et donc tu n’es plus tout à fait libre non plus. La peur revient avec l’attachement, le lien.

Bon, mais ce n’est peut-être que mon interprétation très personnelle car j’ai cherché en vain à revoir l’extrait de cet épisode sur YouTube. Je ne peux que vous inciter à regarder toute la série depuis le début…

 

I’ll deal with it. But I will not behave myself. Voilà, c’est ça Polly Gray…

 

… et à me dire dans les commentaires quel est votre personnage préféré !

Pour les férus d’astrologie, si ça vous dit de deviner quel personnage de la série est associé à votre signe astrologique, je suis tombée sur cette page :

https://biiinge.konbini.com/popculture/signe-astro-personnage-peaky-blinders/

Évidemment je me rêvais plutôt en Polly mais bon. C’est pas grave, j’aime beaucoup Arthur Shelby aussi, c’est juste que ça fait un peu flipper quand c’est de ton signe à toi qu’il s’agit…

 

La meilleure surprise : Fleabag.

Je vous disais que depuis Peaky Blinders, c’est dur de passer à autre chose.
Heureusement il y a Mickaël. Rappelez-vous, Mickaël a cette qualité rare (et encore plein d’autres mais je ne vous raconte pas parce que ce serait indécent), ce don génial, pour choisir exactement la musique qui va pile au bon moment, le film parfait qui colle avec tel ou tel soir selon notre humeur, nos émotions, selon l’ambiance, comme ce seraient : les mots justes. Mais sans les mots.

Si bien qu’un soir d’il y a deux semaines où je n’étais pas au faîte de ma gloire, il me dit :
– Y’a rien qui va pour ce soir dans les films que t’as pris [à la médiathèque d’une ville à côté de chez nous qui est top]. Mais j’ai un truc à te proposer. C’est un pari un peu risqué… mais si t’es prête à me suivre, ça se tente.

(Je sais. On prend tous les risques. On a une vie de ouf. Des aventuriers on est.)

Et ce pari un peu risqué, c’était Fleabag. La série la plus dingo que j’ai vue depuis Unbreakable Kimmy Schmidt. En mieux.

Malheureusement pour vous c’est pas sur Netflix : ça se passe sur Amazon Prime Video donc il faut être client Prime, me dit Mickaël. Je ne sais pas comment ni pourquoi il est client Prime, je préfère pas savoir.

Mais… j’ai A-DO-RÉ Fleabag !
J’en parle déjà au passé parce que le drame de cette série, c’est qu’il n’y a que deux saisons de seulement six épisodes chacune. Six épisodes de 26 minutes.
Ça veut dire que même si vous êtes hyper raisonnables, en quatre soirs maximum vous avez tout vu…

L’actrice principale (qui est aussi la créatrice de la série) est incroyable, et dans la saison 2, il y a l’acteur qui joue Moriarty dans la série Sherlock.
I want to break free, vous vous souvenez ?

 

Bande-annonce de Fleabag, saison 1.

 

Avertissement : Fleabag n’est pas QUE une série comique. Moi j’ai pleuré. Ok j’étais pas au faîte et tout ça, mais quand même je vous préviens. C’est à cause du prêtre.

 
Spectacle vivant

La meilleure pièce de théâtre : Trois Femmes (L’échappée), de Catherine Anne.

C’était au tout petit théâtre du Lucernaire, à Paris dans le 6e. J’y suis allée avec ma maman et on a beaucoup aimé toutes les deux. Un texte juste, trois femmes en scène, et les deux plus âgées extrêmement bien jouées – dont Catherine Hiegel en doyenne acariâtre, impériale.
Après on est allées dîner au Ty Breiz près de Montparnasse qui est pour moi la meilleure crêperie de Paris !

 

Le meilleur spectacle comique : « Je parle toute seule », de Blanche Gardin.

Je découvre des siècles après tout le monde, je sais. Mais c’est comme Queen (lire plus haut), ou Amy Winehouse une fois qu’elle était déjà morte : ça m’empêche pas d’être enthousiaste. Encore plus même, parce que je compense mes années de retard…
Avec Blanche Gardin, j’ai beaucoup beaucoup ri. Maintenant j’attends de voir « Bonne nuit Blanche ». Ça me ferait du bien, tiens.

Comme m’a fait du bien la meilleure scène que j’ai vue dans un film ces six derniers mois : Laura Dern qui décrit la façon dont on juge les mères et le rôle qui leur incombe dans notre société. C’est dans Marriage Story, sur Netflix, c’est jubilatoire ! La scène n’est pas dispo sous-titrée en français sur YouTube, mais vous pouvez voir le film entier en VOST sur Netflix.

Scarlett Johansson est parfaite aussi, ça m’a rappelée à quel point elle est une actrice géniale quand elle est bien dirigée. Comme dans The Prestige, de Christopher Nolan dont j’ai parlé plus haut, et surtout Lost in Translation, de Sofia Coppola, qui reste pour moi le film dans lequel elle est le plus troublante.

 

Scène réjouissante de Laura Dern sur la pression de perfection qu’on impose aux mères (et qu’on s’impose nous-mêmes, comme des grandes), dans le film Marriage Story, 2019.

 
En bonus…

Je vous ai gardé pour la fin la vidéo la plus… comment dire ? La plus. Décalée. Ou, je sais pas.
Je ne vous ai encore jamais parlé de Solange sur ce blog parce que je sais que vous allez la trouver space. J’ai hésité à le faire avant qu’on parte en voyage dans mon article Le temps retrouvé, au moment où j’ai partagé avec vous mon enthousiasme pour ce podcast audacieux qui s’appelle « La Poudre ».
Et puis j’avais renoncé en pensant que si je vous disais que j’aime SolangeTeParle, alors vous alliez me trouver space aussi. Mais maintenant vous le savez. Alors je m’en (presque) fous.
When you’re dead already, you’re free.

J’aime SolangeTeParle. J’aime sa sincérité, sa poésie, et l’humour décalé de ses vidéos qui n’ont pas peur de susciter la raillerie.

Je reconnais pourtant que la première fois que j’ai vu une vidéo de SolangeTeParle, j’ai dit :
– C’est quoi cette meuf ? Elle est chelou quand même…

Alors que Mickaël a dit :
– Ouais mais elle est kiffante ! C’est super ce qu’elle fait !

Allez, écoute Solange.

 

Vidéo SolangeTeParle : « Dire je t’aime », 2014.

 

Voilà, c’est ça Solange. Maintenant tu sais.

Chez nous tout le monde connaît Solange et Mickaël l’a aimée tout de suite. Ça n’étonnera pas ses potes qui disent qu’il aime (que) les folles. Donc moi incluse. Je ne m’offusque pas. Je sais.
Ce que eux ne savent pas, c’est que si Mickaël aime tant Solange, c’est aussi parce qu’elle se permet de prendre des libertés avec le protocole sacré du Miam-Ô-Fruit, osant ainsi mettre une banane entière à la place d’une demi-banane, au risque de provoquer le courroux de France Guillain et la condamnation morale implacable qui s’ensuit.

Or, Mickaël DÉTESTE France Guillain !

Je pratique moi aussi le Miam-Ô-Fruit à la Solange (= une banane entière mais je la choisis petite) pour mes déj’ solo en semaine et c’est Mickaël qui moud les graines de lin et de sésame pour moi. Trois fois par semaine, deux semaines par mois. Enfin à peu près, je ne suis pas figée, ce que je mange dépend complètement de comment je me sens. Des fois c’est plusse, des fois c’est moins. Et comme je suis une rebelle moi aussi, j’ajoute un demi-pouce de gingembre frais râpé sur les fruits (et je ne mets qu’une seule cuillère à soupe d’huile de colza mais chuuut…). Je pourrais le dire en secret à Solange, jamais de la vie à France Guillain !

Enfin je ne vous pousse pas dans les orties au point de vous infliger la vidéo sur le Miam-Ô ; vous chercherez vous-même, si toutefois le sujet vous intéresse.

Je vous en propose une autre en revanche, que j’ai re-regardée mercredi. Elle date aussi, parce que la SolangeTeParle que je préfère c’est celle d’il y a 4, 5, 6 ans.
Gardez-la pour un moment où vous serez tout(e) seul(e). Après vous me direz, en privé, si vous vous êtes moqué(e) ou si vous avez pleuré ?

 

Vidéo SolangeTeParle : « Cœur brisé », 2015.

 

*****

 

Et de votre côté, un peu de culture à partager ?
Des livres, des films, des disques ?

Connaissiez-vous SolangeTeParle avant de me lire aujourd’hui ?