Bonne année 2019 !

Photo : Dans la piscine qui donne direct sur le lagon, à l’hôtel de luxe de Papeete où nous avons eu la chance de passer la nuit du changement d’année (Tahiti, janvier 2019).

Bonne année les amis !

Ia ora na i te matahiti api, comme on dit ici en Polynésie.

Je vous souhaite de la curiosité pour chaque nouvelle aube, avec le plus de gaieté et de légèreté possibles à mettre dedans.

Je sais qu’il y en a parmi vous qui vivent des situations difficiles en ce moment et je pense à eux. Alors je voulais partager avec vous cette expression anglaise que j’aime beaucoup :

Every cloud has a silver lining.

Notre tout dernier soir en Nouvelle-Zélande, à Tapu en camping sauvage dans le Golfe de Thames, j’ai vu le soleil se coucher sur l’océan derrière des nuages et ourler leurs bordures d’une ligne argentée magnifique. J’ai dégainé mon appareil photo mais je suis allée tellement vite que je n’ai pas vérifié que je l’avais laissé en mode macro pour photographier les aliments de très près (ou les fleurs, mais moi je photographie plutôt les assiettes, comme vous le savez).
Toutes les photos étaient floues, je n’ai pas pu en sauver une seule pour illustrer superbement mon propos. Mais bon. Every cloud has a silver lining sûrement pour ça aussi !  😉

C’est une expression pour dire qu’il y a toujours du positif dans une situation a priori négative.

Il y a des mauvaises choses, des malheurs qui se révèlent n’en être pas. Ou pas tant que ça.
Des événements que l’on vit d’abord comme tout à fait négatifs, mauvais pour nous, et dont on s’aperçoit plus tard – une semaine ou un mois après, mais parfois plusieurs années, et là c’est plus dur – que finalement, ils nous ont été bénéfiques. Ou qu’ils ont permis que d’autres événements, tout à fait positifs ceux-là, adviennent.
On en trouve forcément dans nos vies, quand on les regarde rétrospectivement, non ?

Alors voilà, quand rien ne va, il est bon de penser qu’une ligne argentée existe pour nous.
Simplement on ne la voit pas pour l’instant. Ou alors elle est floue parce qu’on est en mode macro nous aussi. On ne voit pas assez loin.

 

Toujours dans la même piscine de l’hôtel de Papeete, un peu plus tard au coucher du soleil. Ce sont les montagnes de l’île de Moorea, où nous avons atterri aujourd’hui, que vous apercevez au loin.

 

Là vous vous dites : non mais d’où elle me parle de situations difficiles, elle, dans son paradis du bout du monde ??
Vous avez raison.
Parce que c’est moi à contre-jour au centre de la photo. Avec le greffon dans les bras.
Et nous sommes au bout du monde. For real.
Je croyais : au bout du décalage horaire aussi, mais j’avais pas compris.

Mickaël m’a expliqué plusieurs fois, mais il y a un truc qui fait wouwouwouwou dans ma tête quand il me parle de ça (et d’un certain nombre d’autres choses), et j’ai toujours pas compris.

Je ne suis pas la seule apparemment, rapport à tous les messages que nous avons reçus nous disant que nous avions pris de l’avance sur 2019… En dépit des efforts pédagogiques de papa Écureuil qui s’est même donné la peine d’écrire un article sur le sujet pour le blog.

Bref. Ce qu’il faut retenir, c’est qu’en Nouvelle-Zélande on avait 12 heures de plus qu’en France, et en Polynésie on a 11 heures de moins.
On n’est pas au max du décalage donc. Mais on est complètement décalqués. Les babi aussi, oui.
Et, parce que c’est le premier jour de l’année, et aussi parce que des amis très proches avec qui nous fêtons habituellement le passage à l’année suivante – remarquez comme je prends soin de ne pas dire « réveillon » qui est un mot que j’aime pas – nous en ont envoyé une, je vous mets une vidéo (en une prise)…

 

video-bonne-annee

 

Nous étions dans un hôtel grand luxe de Papeete, mais les babi regrettaient de ne pas être avec leurs copains vous savez où (the place to be). Ils ont dîné d’un petit-déjeuner de tartines et de granola industriel au chocolat avant de vite aller s’installer dans une autre chambre (j’ai déjà dit que c’était grand luxe ?) devant les Pokémon sur la tablette AVEC UN WIFI DE OUF.
Papa Écureuil et moi avons profité de la soirée à notre manière.

Dîner sur la terrasse qui donne sur la piscine qui donne sur le lagon de Tahiti. Au bout du bout du monde. Avec fromage et vin, parce que ça me va bien.

Le 31, c’est un peu spécial pour Mickaël et moi puisque c’est notre anniversaire de rencontre. Enfin pas de rencontre mais du jour où on s’est embrassés pour la première fois. Donc du vrai jour qui compte. Dans la nuit du 31 au 1er. Il y a treize ans.

 

Un peu plus tôt dans la journée, Mickaël avait trouvé un Corbières bio qui était juste parfait pour nous et on a acheté du Selles-sur-Cher (un vrai qui vient des chèvres !), du pain aux noisettes et des jeunes pousses d’épinards. C’était top.

 

Nous avons regardé les robes décolletées et scintillantes des dames qui arrivaient pour la soirée organisée par l’hôtel. Les costumes des hommes aussi mais ça faisait moins rêver.
Puis nous sommes allés nous coucher un peu avant minuit et nous ne nous attendions pas à assister au feu d’artifice sur l’océan depuis la terrasse de notre chambre. Depuis notre lit devant la baie vitrée ouverte en réalité. Des fusées dans tous les sens et un bouquet final explosant de bulles dorées. Sur vous savez quoi ?

Maybe you’re a reason why all the doors are closed
So you could open one that leads you to the perfect road
Like a lightning bolt, your heart will blow
And when it’s time, you’ll know…

 You just gotta ignite the light and let it shine
Just own the night like the 4th of July

‘Cause baby you’re a firework !

 

C’était totalement unexpected. Troublant.

Bon après, un DJ techno tout pourri a pris les platines, encore plus difficile à supporter quand c’est Riders on the storm des Doors qui est remixé, puis du Pink Floyd qui est massacré !!! C’était sur la plus commerciale, Another Brick in the Wall, mais quand même, ça devrait être interdit par la loi de faire des trucs comme ça.

 

*****

 

Et vous, où et comment avez-vous fêté l’entrée en 2019 ?