Konnichiwa Nihon !

Photo : Umi jigoku, sources géothermiques de Beppu devant lesquelles j’étais ce matin (Japon, juin 2019).

Bienvenue au Japon !

 

– Mais maman t’es sûre qu’on peut jeter le papier dans les toilettes ? Ça va pas gêner avec le mouille-fesses ?

Voilà comment le Japon a commencé pour le Marcass’ depuis les toilettes de l’aéroport de Tokyo.
En arrivant à l’appart-hôtel que nous avons loué pour la semaine, il a trouvé une paire de petits chaussons blancs tout neufs sous plastique. Il les a enfilés et il a déclaré :
– Je crois que je vais tout aimer ici.

Depuis il ne les quitte plus. Dès qu’il se réveille, dès qu’on rentre de balade, il se lave les pieds et il enfile ses petits chaussons blancs tout neufs.

Faut dire aussi que ça fait des mois qu’il nous saoule avec ses « sushis makis ». (Il adore encore plus les sashimis mais il dit toujours comme ça, « sushis makis »).
Des mois que le Grand Lièvre et la Petite Souris ne parlent que du restaurant One Piece, le musée One Piece, la Tour One Piece, n’importe quoi One Piece.
Des années que Papa Écureuil… laisse tomber. Ce gros geek. Le Japon, le rêve de sa vie.

Enfin. Je me moque mais l’enthousiasme de tous a fini par me gagner. En plus que c’est très beau, un homme devant son rêve sur le point de s’accomplir.

Alors le tout premier soir, il était déjà tard, j’ai dit : « Je suis contente d’être là. ».
Papa Écureuil a dit : « Je suis content que tu sois contente d’être là. ».
Et le Grand Lièvre qui ne dormait pas encore a dit : « Je suis content que vous soyez contents. ».
Voilà voilà… Peut-être ça va devenir chiant pour vous si on est tout le temps contents…

Depuis ce premier soir, on dirait qu’il n’y a pas assez de place dans mes yeux pour tout voir. Mon cerveau qui était abattu par la chaleur, la maladie, la fatigue, frétille de nouveau parce que tout, absolument tout ici, est sujet d’étonnement.

 

Arrivée à l’aéroport de Tokyo depuis Hanoï (Vietnam), via Guangzhou (Chine). Il y a beaucoup de monde mais la file pour le contrôle des passeports avance vite et dans le calme absolu.
 
Une société organisée

La circulation sur la route, d’abord, est étonnement. Modérée, réglementée, disciplinée.
À Tokyo, quand le feu est vert les autos passent (prudemment, sans excès de vitesse, ni changement brutal de direction), et quand le feu est rouge, orange même, les autos s’arrêtent. Anticipent en ralentissant longtemps à l’avance pour ne pas freiner violemment.
Et s’il n’y a pas d’autos sur la route, rien, même pas loin, mais que le feu pour les piétons est rouge, LES GENS NE TRAVERSENT PAS ! Ils attendent patiemment sur le trottoir que le petit bonhomme passe au vert. Quand tu arrives d’Hanoï, c’est l’hallu la plus totale ! (Lire ici si vous n’êtes pas passés par le Vietnam.)

L’ œil de la Petite Souris
À Hanoï, il faut vraiment réfléchir dans quelle maison tu vas habiter et vérifier qu’elle est bien sur le MEME trottoir que le supermarché, sinon c’est trop dangereux et tu risques de mourir juste en traversant pour acheter à manger !

Le Japon est à l’opposé du Vietnam et de la Thaïlande pour les règles de circulation.
Enfin, Mickaël tient à préciser :
– Nan mais c’est juste qu’au Japon, les gens respectent la loi et le code de la route !

Un jour que je rentrais seule à pied à l’hôtel (parce que je ne voulais pas aller au zoo, à Tokyo), je l’ai fait. J’ai regardé si personne ne me regardait et j’ai traversé la route en dehors des clous. Youhouuu ! Un truc de ouf. Mon cœur a battu un peu plus vite, en quelques secondes j’étais une yakuza

 

Une rue à Tokyo. Alors ça c’est une scène que vous ne verrez JAMAIS au Vietnam ou en Thaïlande ! Les enfants japonais intègrent très tôt les règles, que tout le monde respecte, et donc tu peux les laisser traverser seuls sans risquer leur vie.

 

Après une semaine à Tokyo, nous sommes partis à Fukuoka sur l’île de Kyushu.
Et je suis heureuse d’avoir pris un vol domestique juste pour voir ça, l’embarquement à la japonaise.

J’ai été sidérée par l’organisation hyper précise du début à la fin, et en même temps, la simplicité du check-in et de l’enregistrement des bagages, la rapidité de la file d’attente. Je veux dire, des aéroports et des avions, on en a pris un bon paquet depuis huit mois que l’on voyage. Parfois c’était structuré, voire rigide comme en Nouvelle-Zélande, parfois pas du tout et on attendait des heures comme à Tahiti, mais un niveau d’organisation tel qu’il permet de rendre les choses simples et faciles, jamais je n’ai vu ça.

La griffe de Papa Écureuil
Le Japon, c’est l’alliance de la simplicité et de la perfection.

Je passe sur le fait que le douanier du contrôle de sécurité japonais m’a laissée passer en toute connaissance de cause avec une bouteille d’eau de deux litres. Il l’a débouchée avec ses gants blancs, respirée à distance raisonnable du goulot pour ne pas m’incommoder, refermée, et dit : « ok, it’s ok », avec un sourire et plusieurs inclinations de la tête.

Ce truc de malade ! J’étais comme une dingue. J’avais envie de l’embrasser et lui raconter que j’étais en train de tomber amoureuse du Japon. Parce que jamais personne ne m’a laissé ma bouteille d’eau, surtout pas ici, ni  ! Mais je sais que je dois retenir mes élans quand même parce que je ne suis pas bien japonaise au fond de moi. Alors j’ai souri aussi, largement, et incliné la tête encore plus de fois que lui. Merci. Merci. Aligato godzaïllmas.

 

Aperçu au grand carrefour du quartier de Shibuya, à Tokyo.

 

Ensuite c’est pas fini. Tu attends pour embarquer. Et c’est pas tout le monde en vrac devant le comptoir, voire on te pousse pour prendre ta place, à la sri lankaise. Non non non.

D’abord, on appelle les passagers des rangs A et F qui correspondent aux places près du hublot. Donc tu as le temps de finir d’écrire ton mail très important sur l’ordi. Assise par terre (comme c’est propre). Puis de l’envoyer en direct de la salle d’embarquement (comme le wifi est free et super bon).

Enfin, l’hôtesse appelle les rangs du milieu s’il y en a, et en dernier les rangs près de l’allée centrale. Ce qui fait que tu ne déranges pas tout le monde pour t’asseoir dans l’avion. Toi-même tu ne te prends pas dans le haut de la pommette, à 1 cm de l’œil, le coin renforcé en métal d’une valise-cabine.

 

Embarquement sur le vol pour Fukuoka (île de Kyushu) à l’aéroport de Tokyo. Appel des rangs A et F.

 

Et puis, quand tu es assis(e) sur ton siège, il y a ce silence incroyable dans l’avion (qui est plein). Une heure de retard et personne ne râle, les gens restent si calmes…
La Petite Souris a dit :
Ah mais ça s’voit qu’il n’y a pas UN Chinois dans cet avion !

C’était vrai (sûrement). C’était le jour et la nuit par rapport à l’avion que nous avons pris de Hanoï à Guangzhou où nous avons fait escale avant de nous envoler pour Tokyo.

Il faut pourtant que l’on soit prudent(e) avec les traits de caractère que l’on fixe sur les peuples et les opinions que l’on se forge.

Mais, depuis huit mois, la Petite Souris s’est fait tant de fois écraser, pousser, presque cracher sur les pieds par des touristes chinois qu’elle est prise désormais d’une véhémence tout à fait inhabituelle chez elle quand on lui parle de touristes chinois.
Pour sa défense, je dois dire que voyager autour du monde n’aide pas à porter sur la Chine un regard positif et bienveillant. Moi-même, il peut m’arriver de tenir des propos un peu énervés (mais c’est moins inhabituel chez moi que chez elle ;-).

 

Au château de Karatsu, sur l’île de Kyushu. Juste avant d’arriver en haut du château, et donc juste avant cette photo, Garance a dit : « Ce que j’aime bien aussi au Japon, c’est que même dans les endroits à visiter, il n’y a pas de touristes chinois. ».

 

Tout ça pour dire qu’au Japon, tout est pensé et bien pensé. L’embarquement à l’aéroport comme les plus petites choses, le dévidoir à sopalin ou le mini siège bébé dans les toilettes des femmes ET DES HOMMES. Le souvenir me revient soudain dans les cafés parisiens de faire pipi avec mon bébé en écharpe sur le dos. Trop pratique.

Au Japon, c’est comme si tout glissait facilement et naturellement alors qu’il est évident que pour obtenir ce résultat, quelqu’un a pensé en amont.

Quelqu’un qui s’est dit : si on écrit « ouverture facile » sur un emballage, on va VRAIMENT faire une « ouverture facile » : 1/. on tire, 2/. on déchire, et tout se sépare impeccablement. Pas comme toi chez toi en train d’essayer d’ouvrir par tous les côtés ton paquet de jambon « ouverture facile » jusqu’à éclater l’opercule en lambeaux parce que « ouverture facile » = mon cul ! Et je te parle même pas des compotes…
Non. Ce genre de scène de la vie courante en France est strictement impossible ici.
Parce que le Japon est un pays organisé et fiable, voilà. Et propre, donc la compote qui jaillit brutalement du petit pot que tu t’acharnes à essayer d’ouvrir depuis cinq minutes, et qui recouvre tes vêtements, tes sourcils, potentiellement tes murs, ce n’est pas envisageable.

 

Au sanctuaire shinto Nezu-Jinja de Tokyo. Devant les temples, il y a toujours de l’eau pour se rafraîchir et se purifier les mains et la bouche à l’aide d’une louche (hishaku) avant la prière. Sinon, moi aussi le svastika me dérange, mais veuillez noter qu’il n’est PAS incliné. Il est un symbole bouddhiste (et hindouiste), non une croix gammée !

 

Et c’est de cette perfection dans les moindres détails dont je m’étonne chaque jour qui passe. Tout ce que je vous ai déjà raconté, et encore plus.

Du triangle d’onigiri (vraiment facile à ouvrir, avec l’algue nori séparée du riz pour éviter qu’elle ramollisse avant que tu la manges), surtout celui à l’œuf dont le jaune est juste parfaitement coulant, à la petite protection en carton pour ne pas te brûler les doigts sur ton gobelet de café à emporter, en passant par le dérouleur à papier toilette (j’y reviendrai).
Ou encore l’appareil pour nettoyer les lunettes, disponible dans la rue devant chaque opticien. Nous n’avons même pas osé y glisser les lunettes de Lulu, de peur que la machine ne les identifie comme déchet irrécupérable et ne les broie dans la foulée, tout bien considéré que c’est la dernière paire de lunettes de rechange du Grand Lièvre, la précédente finissant ses jours loin de nous dans la portière arrière d’un taxi thaïlandais.

 

Au grand temple bouddhique de Mogi, un petit village pas loin de Nagasaki. Tout est parfait. Même le sable et les petits cailloux gris sous le bonsaï sont balayés et ratissés pour former des vagues apaisantes. La seule chose sale sur cette photo, ce sont les lunettes de Lulu…
 
Une atmosphère paisible

Et, pour devancer certaines de vos questions, non je ne m’en lasse pas. Il faut du temps pour se lasser de la perfection. Surtout si tu as vécu beaucoup l’imperfection avant…
Or, à ce moment de notre voyage, le Japon me semble tellement, tellement reposant !

Tout est doux pour mon cœur et mon esprit. Pour mes yeux aussi.

La sobriété de notre appart-hôtel, la lumière tamisée qui filtre à travers les cloisons quadrillées, le sac de courses qu’on te tend à la caisse du 7-Eleven en écartant les deux anses pour que tu n’aies plus qu’à glisser ta main pour l’attraper, et les taxis à l’ancienne bien rectangulaires, avec les rétros tendus de chaque côté.

 

Cette photo d’un taxi de Tokyo, avec rétros tendus au bout du capot, a valu beaucoup de remords à Papa Écureuil car le chauffeur n’a pas apprécié qu’il prenne en photo son auto et il a tapé un coup sur son pare-brise. C’est l’unique signe d’énervement que j’ai vu au Japon depuis quinze jours (et donc Papa Écureuil se sent d’autant plus mal, je crains qu’il ne se fasse seppuku de honte et de culpabilité…)

 

À Tokyo, je m’attendais à une fourmilière froide et impersonnelle, une mégalopole futuriste et déprimante. Mais ce n’est pas ça du tout. Ce n’est pas ce que j’ai vu.
Les gens sont gentils, accueillants, serviables. À l’hôtel comme dans les petits supermarchés (qu’on appelle des kombini), et même dans le métro – qui sent bon et où c’est calme et silencieux.

Parce qu’il y a ça aussi : Tokyo est sans bruit.

Ça ne m’aurait peut-être pas frappée si je débarquais directement de ma petite ville, peut-être même que j’aurais trouvé Tokyo un peu agitée. Mais après Bangkok et Hanoï, ce silence est juste inouï. Pensez que Tokyo intra-muros, c’est presque 14 millions d’habitants (sinon dans l’agglomération élargie, c’est trois fois plus, lire ici) !
Pourtant, quand tu te promènes dans les rues de Tokyo, et spécialement dans le quartier de Ueno où Papa Écureuil a choisi de louer notre appart-hôtel, c’est calme et paisible. Pas de klaxons et quasiment pas de deux-roues à moteur : les gens circulent en vélo, ou bien à pied et en métro.

 

Le Jardin de Hama-rikyu à Tokyo. D’accord, il y a du bruit parce qu’il y avait un chantier juste derrière nous. Mais sinon ? Les vieilles dames japonaises qui se font un signe discret, est-ce que c’est pas super paisible ??

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L’ écriture japonaise aussi m’apaise et me ravit. Ces silhouettes mystérieuses se révèlent pleines d’attraits pour moi, formant des lignes de caractères secrets dont le sens m’échappe…
Je suis tellement impressionnée que Mickaël puisse lire les kanji dans la rue, me traduire des mots sur les étiquettes des aliments dans les kombini, et parler avec les gens !

 

Les marches menant au vieux temple bouddhique de Mogi, un petit village pas loin de Nagasaki.

 

Les Japonais sont si différents de ce que je connais chez nous et de ce que j’ai pu voir dans les autres pays où je suis allée que je me demande comment ils font pour voyager ailleurs dans le monde. Là où les gens ne sont pas civilisés comme eux, je veux dire. Polis et gentils. Respectueux. Ils doivent trouver que nous sommes tous des rustres sans savoir-vivre.

Je trouve aussi que le rapport au corps, et notamment à la nudité, est plus naturel que chez nous.

Je reste bien trop étrangère pour dire si c’est un rapport apaisé ou non, mais moi, cette façon naturelle de traiter le corps m’apaise. J’en reparlerai sûrement parce que c’est une des choses qui me surprennent le plus ici. Probablement parce que c’est aussi une de celles auxquelles je m’attendais le moins dans un pays où les règles sociales sont si codifiées.

 

Notre premier jour au Japon, au sanctuaire bouddhiste Senso-ji à Tokyo.

 

Au Japon, il est interdit de fumer dans la rue. D’ailleurs il est même interdit de manger dans la rue ! Il y a des emplacements spécifiques dans certains parcs où tu peux avaler quelques onigiri et daifuku à la fraise vite aif. La conséquence directe, c’est que les rues, le métro, les parcs et les jardins sont propres. Depuis quinze jours que nous sommes au Japon, je n’ai jamais vu un seul papier par terre. Ni un seul mégot donc.

 

À l’entrée du Jardin de Hama-rikyu à Tokyo, il y a des bancs sur lesquels on peut manger. Ici, un daifuku à la fraise. J’ai adoré.

 

Pour les fumeurs, il y a quand même des endroits prévus en extérieur. C’est juste que tu n’as pas le droit de fumer (ou de manger) quand tu marches. Il y a quelques années, et même l’année dernière, et même, juste avant le voyage, une interdiction pareille m’aurait révoltée. Je me serais enflammée, j’aurais hurlé à l’atteinte à la liberté d’être… bref, j’aurais encore été « bien vénère » comme certains de mes amis aiment à me le faire remarquer.

Mais aujourd’hui, après les déchets et les immondices que j’ai vus au Cambodge, j’apprécie l’interdiction. Je suis mal à l’aise de l’admettre mais j’apprécie de ne plus craindre à chaque instant la brûlure de cigarette sur un de mes enfants, comme au Vietnam.
Je vieillis, à ce qu’on voit. Bien que Papa Écureuil corrige par : « Non, tu grandis. ».

 

Une « smoking area », zone fumeurs, à l’entrée du parc de Ueno à Tokyo. J’y pense seulement à l’instant en vous écrivant la légende sous cette photo, mais ça se trouve, l’obligation de fumer dans une zone restreinte favorise les rapprochements ? (Même si d’accord, ce n’est pas tout à fait ce qu’on ressent ici…)

 

Personnellement je fume le soir derrière l’hôtel, à Tokyo, sur le mini parking de deux places dont une réservée aux personnes handicapées. Comme cette place est toujours vide, je m’assois sur la butée. Je ne suis sans doute pas claire mais je ne sais pas comment appeler autrement l’espèce de butée donc, qui te sert à ne pas dépasser quand tu la touches en reculant ton auto.

Enfin c’est pas important. Je m’assois là, tout près du sol, dans la position laotienne ou vietnamienne ou cambodgienne ou thaïlandaise – c’est la même – mais en plus confortable quand même. Puisque je repose sur mes fesses. (Ça fait une différence de taille, sans mauvais jeu de mots 😉 ).
Il y a un cendrier à côté, aucun mégot par terre, et quelqu’un qui nettoie à grande eau tous les matins.

 

Là où vous voyez le Marcass’, c’est exactement là où je fume le soir : assise sur la butée du parking de l’hôtel à Tokyo. À droite derrière le distributeur de boissons, il y a le cendrier. Mais vous le connaissez, vous l’avez déjà vu de près ici !  😉

 

Mon ami David m’a écrit un mail hier pour me demander si je ne trouvais pas le Japon « trop sage et trop fade » après tous les autres pays d’Asie que nous avons traversés. Mais pas du tout ! Je trouve que le Japon est REPOSANT. Et je kiffe.

Je soupçonne Mickaël d’avoir programmé exprès les quatorze semaines en Asie du Sud-Est avant pour me préparer à mieux aimer le Japon après

Jusqu’à ce jour il n’a pas démenti. Et le fait est que j’en arrive à aimer même le thé vert matcha, avec son odeur de henné et son goût herbeux. Entre le thé et l’interdiction de fumer dans la rue contre laquelle je ne parviens pas à m’énerver, il y a d’ailleurs un peu de quoi paniquer. Me serais-je laissée ravir à ce point ?…

 

Le coin fumeurs du ryokan traditionnel où nous avons passé une nuit à Kurokawa onsen (sur l’île de Kyushu). Dans un décor d’une élégance minimaliste qui m’a complètement séduite.

 

*****

 

Et vous, comment imaginez-vous le Japon ?
Est-ce un pays qui vous attire… ou pas du tout ?