Des sorcières pas comme les autres

Photo : Le chef d’œuvre au fusain du Marcass’ féru d’arts plastiques. Il est rentré de l’école avant-hier avec son dessin à la main et il a exigé qu’on l’accroche tout de suite dans le salon. « Maman, tu as vu la lune blanche en haut à droite ? »

 

Hier ça faisait trois semaines que je suis tombée dans l’escalier et que je me suis :
A- fêlé
B- cassé
C- subluxé
D- défoncé
… le coccyx.

Lis l’article La chute (ou relis-le et plains-moi une seconde fois, je vais aimer ça).
Choisis la réponse A, B, C ou D.

Tu as trop mal ? Tu te masses le coccyx quatre fois par jour avec des huiles essentielles de gaulthérie couchée et d’hélichryse italienne en alternance, et tu pensais que ça irait mieux de jour en jour ?
Mais c’est l’inverse qui se passe : une semaine après ta chute, tu as encore plus mal qu’avant. Tu griffes les mains de ta mère à chacun de tes mouvements, même allongée, même la nuit, la douleur te donne des hallucinations et te fait faire n’importe quoi à peine tu ouvres les yeux. Tout va de mal en pis, en plus c’est l’hiver et on ne t’aime pas assez (sûrement).

Tu sais quoi ? Arrête de couiner, coche toutes les réponses, et, au plus noir de ton désespoir, appelle ta sage-femme. Continuer la lecture de « Des sorcières pas comme les autres »

La chute

Photo : Quand tout semble contre toi… mais toi tu SAIS que tu ne te trompes pas.

 

Mercredi dernier, peu après midi et demi ce 18 novembre, je suis tombée dans l’escalier. Toute seule, sans chahuter, sans qu’on me pousse.

Qui est déjà venu chez moi sait comme les escaliers sont raides et étroits.
Imagine quand tu les descends avec une panière de linge propre bien plié coincée sous le bras, et, dans l’autre main, un fatras de trucs qui attendent depuis trois jours sur la première marche que quelqu’un les descende. Le tout en chaussettes de yoga trouées aux deux talons et dont les semelles antidérapantes sont usées jusqu’à la corde – donc glissantes – parce que jamais on ne te verra enfiler des chaussons. Jamais. No way. Tu t’imagines Fantômette en pantoufles ?
Mais autant prendre ma retraite tout de suite !

Donc ben j’ai mal. J’ai super mal. Le coccyx c’est tout petit pourtant, si t’as pas idée de où ça se trouve et que tu regardes sur une planche d’anatomie. N’empêche : tu griffes les mains de ta mère.
Y’a des petites choses comme ça qui font super mal. Un bout d’os, une seconde, un mot. Continuer la lecture de « La chute »

I’ll rise

Photo : Street art, by Miss.Tic, quartier de La Butte-aux-Cailles, Paris 13e (2016).

 

Dimanche prochain, enfermez-vous tout(e) seul(e) dans la salle de bain, prenez un bain si vous aimez, ou frottez les joints des carreaux de votre douche (rapport à ce que tous les matins vous vous dites que, quand même, vous devriez le faire).
Ou bien dégagez les enfants de la cuisine et préparez avec votre amoureux(se) un truc qui prend du temps, une bouillabaisse ou les boulettes d’Ottolenghi aux fèves et au citron – une nouvelle dinguerie, entre nous soit dit.
Quand vous en êtes là, ne pensez surtout plus au dehors et à toutes les raisons que vous avez de déprimer. Respirez profondément et allumez votre podcast de La Poudre pour 1h30 autour de l’auteure américaine Maya Angelou avec Christiane Taubira.

C’est l’épisode 82, diffusé le 5 novembre dernier. C’est là : Continuer la lecture de « I’ll rise »

Kick ma sôce (poème en douce)

Photo : C’est la tasse en céramique artisanale, fabriquée sur l’île de Sifnos, que j’ai rapportée cet été spécialement pour Marlou.
Photo de Marlène Cristóvão (octobre 2020).

 

Aujourd’hui est un jour spécial puisque c’est l’anniversaire de mon amie Marlène.
Je vous ai déjà parlé de sa boutique, qui est un mix original de magasin bio et de salon de thé (et de havre de paix où il fait bon s’arrêter).
Aujourd’hui je veux vous parler d’elle, de cette si belle personne qu’elle est et de tout l’amour qu’elle donne, sans compter, sans jamais juger.

En retour, aimer Marlène c’est tellement facile et tellement doux, ça fait tellement de bien que tu veux l’aimer plusse encore. Marlène est de ces personnes rares dont on a envie de pousser la porte du cœur (comme dit le poète kabyle qui l’aime aussi). Parce que dans ce cœur, il y a tant de gentillesse et de bienveillance, tant de curiosité, d’ouverture aux autres et d’humilité, tant de générosité et de don de soi, que toi aussi tu veux lui donner. Tout. Sans réserve.

Quand je pense à elle, je la vois enveloppée dans son espèce de châle-plaid qui Continuer la lecture de « Kick ma sôce (poème en douce) »

Pourquoi tu fumes ?

Photo : Au jardin, 23 octobre 2020.

 

La semaine dernière, je partageais avec vous ce vieux tube des années 80 : Depeche Mode, Just can’t get enough.
Il a servi de trame à une discussion sur l’addiction que j’ai eue avec mes enfants (c’est les vacances, on est tout le temps ensemble, et beaucoup sur la route).

Depuis qu’ils sont nés ils me voient fumer, et ils ont un papa qui ne fume pas – on n’a pas parlé du visage de la perfection justement ce week-end ?… (newsletter 68 # 25 octobre 2020)

 

Les enfants posent souvent les questions que les adultes ne posent plus. Ils viennent te chercher à des endroits cachés de toi que tu ne pensais pas qu’ils puissent entrevoir et ils tapent dedans.

– Maman, est-ce que tu la trouves belle ? Continuer la lecture de « Pourquoi tu fumes ? »