Bonne année 2026 !

Dessin : Guillaume Long par lui-même.

 

Bonne année, les ami·es !

 

Je fais court parce que, au moment où je vous écris, on est encore le 31 et j’ai pas fini de préparer le repas 100% italien que j’ai promis ce soir à mes ami·es. Pour être honnête, je ne vous écris pas, d’ailleurs, je dicte ces premières lignes à une feuille de notes sur mon téléphone.

 

Qu’est-ce que tu fous avec ton téléphone alors que t’es censée préparer ton repas italien ?

 

Exactement. Je vous pose la question.

C’est parce que je ne vois rien. Je vous jure je ne vois rien, j’ai rendez-vous jeudi prochain chez l’ophtalmo. Je l’ai vu il y a six mois déjà, mais bon. Il m’a dit ça va. Je lui ai dit c’est flou. Il m’a redit ça va et il a ajouté flou parfois c’est mieux. J’ai pensé au dernier spectacle de Florence Foresti, Boys boys boys, quand elle parle de vieillir, quand t’as 50 ans et que ta vue baisse, tu peux pas lire les textos sur le portable de ton mec. Continuer la lecture de « Bonne année 2026 ! »

Écoute-moi décembre 2025

Photo : Mes pieds dans mes nouvelles chaussettes en laine. Je n’en finis pas de m’émerveiller. (22 décembre 2025)

 

Ce mois-ci j’ai ralenti. Bon, un peu hein ! Je débute en ralentissement. C’est surtout que j’avais plus trop le choix, avec mes genoux en vrac, mon pouce gauche en arthropathie dégénérative qui fait la grève de la pince, et les nœuds tout durs dans mon estomac.

Les genoux, m’a dit l’ostéo, c’est la capacité à ACCEPTER le réel et à s’y adapter (donc potentiellement à plier, céder).
Le pouce, euh… Quelqu’un·e parmi vous sait ? Au-delà de me dire qu’à partir d’un certain âge (mais lequel ??), tout part en couille c’est la dégénérescence de la vie ?
Et l’estomac, rappelez-vous, c’est le rapport au temps.

Lis-moi novembre 2025

 

Je ne savais pas par où attaquer pour ralentir, ça me faisait de Continuer la lecture de « Écoute-moi décembre 2025 »

Lis-moi décembre 2025

Photo : Mes livres de décembre 2025.

 

J’ai oublié de faire figurer sur la photo d’en-tête, Fantômette et la maison hantée, que j’ai eu envie de relire ce mois-ci à cause du cambriolage au musée du Louvre en octobre dernier. Puisqu’il paraîtrait que les malfrats (les malfrats, j’adore !) se soient inspirés du roman de Georges Chaulet. Plus précisément du tome 29 de la série des Fantômette (Appelez Fantômette), mais celui-ci je ne l’ai pas chez moi.
Une énième nuit d’insomnie, j’ai donc attrapé le vieux Fantômette et la maison hantée (1971) – qui, pour une mystérieuse raison, a échappé aux multiples désherbages de ma bibliothèque – imaginant me replonger avec délice dans les aventures de mon héroïne préférée.

Aaargh ! Déception et consternation !
Ça a tellement vieilli, ma parole c’est tellement niais !

En dépit de ma nostalgie des histoires d’enfants où les portables n’existaient pas, où les héros et héroïnes de romans jeunesse vivaient apparemment Continuer la lecture de « Lis-moi décembre 2025 »

La maison & moi

Photo : Une découverte surprise au matin de mes 41 ans, très près (trop près) de mes yeux, au temple bouddhiste Wat Xieng Thong de Luang Prabang (Laos, 24 mars 2019).

 

Rien ne m’ennuie plusse – ou presque – que les histoires d’immobilier.
Je vous en ai déjà un peu parlé dans Écoute-moi juillet 2025.

Les projets de déco, les travaux, les discussions sur les avantages comparés du poêle à bois, à mazout ou à granulés, tout ça me fait chier. Et je me rends bien compte que j’ai un truc qui va pas parce que, autour de moi, je vois que les gens s’intéressent. Genre, vraiment. Des gens que j’aime qui s’y intéressent vraiment, qui ne font pas semblant de jouer dans une comédie pour les grands.
Et non seulement les gens s’intéressent à leur propre projet de maison mais aussi, et c’est ce qui n’en finit pas de me surprendre, au mien. On me demande : Continuer la lecture de « La maison & moi »

Écoute-moi novembre 2025

Photo : La Scène Barbès, en attendant Merwane Benlazar (Paris, 12 novembre 2025).

 

Novembre, il faut le faire passer avec des sorties si vous voulez mon avis. Le cinéma c’est bien mais ce n’est pas suffisant. Pour novembre, il faut du spectacle vivant : du théâtre, des concerts, des ateliers d’écriture dans des librairies-cafés full de monde même quand il fait zéro degré dehors, et du stand-up qui réchauffe le cœur dans des salles minuscules où on vit serré·es les un·es contre les autres.

C’est donc le douze (novembre) que je suis allée me coller au plateau de La Scène Barbès pour applaudir un humoriste québécois en première partie de Merwane Benlazar. (On le voit, sur la photo d’en-tête, que je ne pouvais pas être plus près de lui, non ?)
Et j’ai passé une bonne soirée – pour un mois de novembre. Une boisson sévèrement alcoolisée dont j’ai oublié jusqu’au nom, un chouette petit resto turc pour l’absorber, une marche nocturne dans Paris où mes doigts ne sont pas en train de se désintégrer sous la morsure du froid, une mini salle de spectacle enfin, au cœur du quartier de La Goutte d’Or, où on est sûr·es de ne pas toucher une main de facho.

Ce soir, on est encore en novembre, je vais écouter un autre Continuer la lecture de « Écoute-moi novembre 2025 »