Partir en famille

Photo : Scène de rue à Siam Reap (Cambodge, février 2010)

 

C’est l’histoire d’un projet qui est né en février 2010 pendant notre voyage à deux au Cambodge, Mickaël et moi, où on s’est dit : un jour, on aura plein d’enfants et on fera ça.
Ça. Partir découvrir le monde en famille.
A l’époque on était jeunes et beaux on n’avait que la Petite Souris, et on avait préféré ne pas l’emmener et la confier à mounette pendant trois semaines et demie, un mois presque. C’était long mais on a bien fait car avec ce qu’on a vu au Cambodge, on n’aurait pas été prêts.
Maintenant un peu mieux. Enfin j’espère.

L’idée de base, un des nombreux trucs qu’on partage tous les deux, c’est qu’on aime partir. Découvrir. Plonger dans l’inconnu, libéré pour un temps de nos carcans, dans un ailleurs où les règles de la maison n’ont plus cours, où le quotidien se réinvente, où tout s’autorise.
Pourtant, cette expérience-là, celle du courage de partir, on ne l’a jamais vraiment partagée avec les babi.
Il faut dire qu’on a la chance immense que ma maman – je dirai mounette, une fois pour toutes – aime prendre les babi, les trois nôtres et les deux de ma sœur, chez elle, où ils vivent dehors la plupart du temps, dans son jardin où, entre cousins, ils s’inventent mille histoires dans le bonheur d’être ensemble.
Chez mounette tous les mercredis.
Chez mounette la moitié de toutes les petites vacances scolaires.
En camping avec mounette quinze jours dans le Sud au mois de juillet.

Et surtout, la meilleure décision que papa Écureuil et moi ayons prise depuis la naissance du Marcass’ : chez mounette un week-end par mois. Un week-end entier en amoureux, tous les mois, rien que pour nous.

Bien sûr on ne part pas en week-end systématiquement, loin de là même, mais ce rendez-vous mensuel, même à rester à la maison, nous est devenu indispensable.
Chaque mois on l’attend avec joie, voire, en fonction de l’intensité de notre fatigue et de notre surmenage, avec une certaine impatience…
A titre personnel, entre autres merveilles dont je ne parlerai pas ici, ce week-end à deux me permet de recharger mes batteries affectives pour être une meilleure maman ensuite.
En termes de parentalité bienveillante, on dit : je remplis mon réservoir d’amour pour mieux donner aux babi quand je les récupère. C’est ça. 🙂

Bref, tout ça pour dire que nous sommes souvent partis à deux et que nous n’avons aucune expérience de vrai voyage avec les babi.

Un peu quand la Petite Souris avait deux ans et que le Grand Lièvre n’était encore qu’un tout Petit Lapin de trois mois, au Canada. Et encore, ça compte même pas vraiment parce qu’on était hébergés la plupart du temps.
On a commencé à le faire un peu plus en voyage itinérant dans les Pouilles au printemps 2016.
Puis encore un petit peu plus en voyage itinérant en Sardaigne au printemps 2017.
Mais jamais de destination lointaine avec eux – entendez par là au-delà des frontières de l’Europe.

Donc c’est clairement là, pour moi, que se situe LE PLUS GROS CHALLENGE.
Plus de week-end d’amour à deux, plus de vacances, plus de répit, mais du 7 jours sur 7 avec les babi, 24h/24.
Ça se fait sûrement hein… Il paraît qu’il y en a qui le font.

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Et vous ? Vous voyagez toujours en famille ?
Avez-vous de précieux conseils à donner à des débutants comme nous ?