Qu’est-ce qu’on attend pour ne plus suivre les règles du jeu ?

 

Depuis le début de l’année, je réécoute du rap. Beaucoup. Chaque jour.
Le rap c’est tout ce qu’il te faut quand t’as la rage, quand tu sens que tout s’arrache.
Bon, je cours aussi.

J’ai jamais vraiment arrêté d’écouter du rap : on est partis en voyage avec une overdose d’Orelsan, on est rentrés dix mois plus tard avec du Mac Towlie en boucle dans les oreilles. MacTo, comme on dit chez nous.
Mais quand je dis « je réécoute », je veux dire : pas du rap de maintenant. Du rap des origines, du rap de ma base, mec j’ai 40 ans (ou à peine plus, ça va), donc je réécoute… NTM. Continuer la lecture de « Qu’est-ce qu’on attend pour ne plus suivre les règles du jeu ? »

Je veux être un champ de blé

Photo : Champ de blé aux corbeaux (1890), par Vincent Van Gogh.
Peint à la fin de sa vie, de l’autre côté de chez moi, près de là où je cours.

 

La saison des charades est repartie chez nous. Sur le chemin de l’école, à table, je décroche systématiquement. Il faut dire aussi, je suis ailleurs en ce moment. J’ai du mal à m’arrimer. Je flotte dans une brume douce mais épaisse qui parfois m’engloutit toute entière. Jusqu’à ce que j’entende, étouffé, comme en écho de très loin :
– Alors ? Alors maman, tu trouves ?

Mais rien ne me vient, ni le premier, ni le deuxième, ni le tout, parce que je n’y étais pas. Continuer la lecture de « Je veux être un champ de blé »

 

Aujourd’hui on est le 1er novembre, et il fait un temps de 1er novembre.
Je le sais, je suis allée courir ce matin, sous cette pluie fine et triste qui semble ne jamais s’arrêter.

Comme quoi, si on ne la remue pas, la vie est sans surprises.

 

Aujourd’hui on est le 1er novembre, et j’ai envie de partager ici une chanson que j’aime.
Les abonnés à la newsletter la connaissent déjà (n°39 # 21 juillet 2019). Les autres, eh ben comme ça vous entendez ce que vous ratez !

Cette chanson est comme le tout petit écureuil roux que j’ai aperçu Continuer la lecture de «  »

All in the scars…

Photo : Omar Little dans The Wire (l’acteur c’est Michael Kenneth Williams).

 

Après mon dernier article en deux parties, pour lequel j’ai dû plonger et explorer bien profond en moi, j’ai eu envie de remonter à la surface avec un sujet plus léger, un sujet sériel…

Quand les babi partent en week-end ou en vacances avec mounette, Mickaël et moi on fait une cure de cinéma. De musique à nous. Et de livres qu’on peut lire avant qu’il fasse nuit et finir en trois jours.

 
Gloire à Netflix !

Évidemment, quand les babi reviennent, ça fait tout de suite plus de bruit. Ils reprennent le temps, la place, l’énergie…

Et ça veut dire aussi moins de ciné indé et plus de séries Netflix sur canapé. Qu’on aime Continuer la lecture de « All in the scars… »