Pourquoi tu fumes ?

Photo : Au jardin, 23 octobre 2020.

 

La semaine dernière, je partageais avec vous ce vieux tube des années 80 : Depeche Mode, Just can’t get enough.
Il a servi de trame à une discussion sur l’addiction que j’ai eue avec mes enfants (c’est les vacances, on est tout le temps ensemble, et beaucoup sur la route).

Depuis qu’ils sont nés ils me voient fumer, et ils ont un papa qui ne fume pas – on n’a pas parlé du visage de la perfection justement ce week-end ?… (newsletter 68 # 25 octobre 2020)

 

Les enfants posent souvent les questions que les adultes ne posent plus. Ils viennent te chercher à des endroits cachés de toi que tu ne pensais pas qu’ils puissent entrevoir et ils tapent dedans.

– Maman, est-ce que tu la trouves belle ? Continuer la lecture de « Pourquoi tu fumes ? »

La couleur de tes murs

Photo : Street art, by Miss.Tic, quartier de La Butte-aux-Cailles, Paris 13e (2013).

 

Bon les gens, on va continuer de déprimer sévère pendant tout l’hiver ?
Nan parce qu’on n’en est qu’aux vacances de la Toussaint là… on n’a même pas encore changé d’heure, dis-toi ! Tu vois le fond du puits ?
Ajoute à ça le couvre-feu gouvernemental qui nous interdit de sortir à la nuit tombée et les horreurs que tu entends à la radio, qui entrent en toi et dont tu voudrais hurler pour te débarrasser, hurler pour les effacer, pour que jamais elles n’aient existé.

Nan il faut faire quelque chose.

Bien sûr il y a la solution de rester dormir chez tes cops avec qui tu voulais passer la soirée pour vivre et oublier (dans ton désir fou et coupable de liberté). Mais Papa Écureuil trouve que ce n’est pas « l’esprit de la loi ». Comme ça m’énerve, je réponds que depuis Montesquieu j’ai pas remarqué qu’il y ait vraiment un esprit des lois, quelque part en politique. Mais il me rappelle mon passé militant et me rétorque avec un sourire dans la voix que Continuer la lecture de « La couleur de tes murs »

Être une femme, est-ce que c’est pourri ?

 

Alors clairement en ce moment je vais pas bien. Clairement. J’ai beau me repasser le Radio Bemba Sound System à donf dans l’auto, y’a pas moyen. Welcome to Tijuana, tequila, sexo, marijuana… sauf que c’est pas la marijuana, c’est tout l’album qui est illégal avec mon moral !

Je vais pas bien, mais au moins j’ai des amies qui prennent soin et qui ne font pas semblant que je vais bien. Qui ne me demandent pas d’aller bien. Qui ne me demandent rien du tout d’ailleurs. Qui me prennent là où j’en suis et qui m’envoient des je t’aime et des petits pains à l’huile d’olive du Portugal des photos pour me faire rire et des vidéos comme celle que j’ai eu envie de partager avec vous ici. Continuer la lecture de « Être une femme, est-ce que c’est pourri ? »

My let-it-go running playlist

Photo : Punky Brewster. J’adorais cette série !
Continue d’avancer vers qui tu veux être. Le reste, ce qui te diminue, ce qui te fait perdre ta lumière, laisse tomber. Passe à côté.

 

Je vous ai assommés avec une dépression de saison jeudi dernier. Il fallait que je me rattrape avec ma solution : COURIR.
Courir puis écrire, écrire puis courir.

Si je laissais entrer encore un peu de poésie dans ma vie, je dirais : courir pour se kidnapper.
Mais bon, ça va la poésie. C’est comme la pluie : maintenant que je n’ai plus (depuis vingt ans) les yeux cernés de noir charbon et les lèvres peintes au violet foncé comme les ongles, c’en ai fini du romantisme gothique autour de la souffrance et de la mélancolie. À bas la pluie !

Ma copine Adeline, la Petite Souris, ma filleule Alice (cochez la bonne case, attention plusieurs réponses possibles) me chantent que :

Le spleen n’est plus à la mode, c’est pas compliqué d’être heureux
C’est simple : sois juste heureux. Si tu l’voulais, tu le s’rais !
(Angèle feat. Roméo Elvis, Tout oublier)

Et c’est vrai qu’aujourd’hui (depuis la fin des porte-clés tête de mort accrochés aux Dr. Martens, c’est-à-dire un aujourd’hui qui date d’il y a longtemps), je ne supporte plus l’hiver et le froid.
J’ai besoin de soleil, de lumière et de joie. Continuer la lecture de « My let-it-go running playlist »

Dépression de saison

Photo de Marlène Cristovao.
En virée à la mer il y a dix jours. Je ne voyais que la lumière, j’aurais jamais cru que les cumulonimbus étaient si proches…

 

Vous avez remarqué comme il y a encore dix jours on sortait jambes nues, voire on partait je partais en week-end à la mer avec des amies de compète chouquettes, et comme aujourd’hui tout est gris ici, tout est moche, tout est petit ?
Depuis deux jours les enfants toussent, leurs nez coulent, ils sont fatigués, ils râlent.

Hier mercredi j’entendais la pluie tomber sur les velux, il faisait tout sombre dans le salon, j’arrivais plus à rien. J’avais la gorge serrée, je voulais juste me rouler en boule et pleurer.
Mais je suis restée debout dans la cuisine et j’ai attendu que mes garçons se réveillent pour leur préparer un petit-déjeuner. (J’ai une grande fille qui avait pris ses huiles essentielles et son petit-déjeuner toute seule et qui était déjà partie au collège depuis au moins une heure. Sous la pluie. Avec ses fringues des années 80, son sac à dos qui pèse une tonne, son K-way, et son masque qu’elle n’ose pas enlever pour respirer de crainte de se faire gronder par un prof, la CPE ou je ne sais qui dans la rue. J’ai envie de crier.)

Quand il s’est levé vers 10h, le Grand Lièvre (9 ans) n’avait pas de lunettes ni de chaussettes alors que le sol est glacé et qu’il passe sa journée à éternuer. Comme tous les matins, il a bu son shot* à jeun, cul sec, nazdrowie, et en reposant son Continuer la lecture de « Dépression de saison »