L’école sur la route

Photo : Séance de travail dans la maison que nous avons louée à Jimbaran (Bali, octobre 2018).

Par Papa Écureuil.

 

Deux mois se sont écoulés depuis le début de notre voyage, il est temps de faire un point sur l’enseignement à distance.

Je vais commencer par un peu de statistiques :

  • Le nombre de jours travaillés en octobre a été de 12 et celui de novembre de 18, ce qui nous donne une moyenne de 4,3 jours de travail par semaine sur les sept semaines (hors vacances scolaires de la Toussaint).
  • La durée de travail oscille entre 1h et 3h de façon exceptionnelle mais se situe autour de 2h la plupart du temps.
  • Ces deux heures commencent généralement par 5 à 30 minutes de « mais pouuurquoiii on doit travailleeer… ? » de la part de Garance (le plus souvent) et Lucien (quand on fait de la conjugaison).
  • Deux matières étudiées : le français et les mathématiques.
  • Ces statistiques s’appliquent à Garance et Lucien mais pas à Marcel qui travaille 30 minutes maximum, plutôt 15 minutes dans les faits, autour de l’écriture et de la connaissance de l’alphabet.

 

Le cahier d’écriture de Marcel (qui est en fait celui de Lucien de CE1).

 

Le premier mois a été le plus difficile à plus d’un titre.

Tout d’abord, c’est nouveau pour eux et c’est nouveau pour moi de travailler de cette façon. Ils ont dû s’habituer à moi en tant que Maître et non pas en tant que Papa qui corrige les devoirs du soir. Cela a pris quelques semaines mais mes nouvelles fonctions sont maintenant établies et acceptées par mes élèves.

Par ailleurs, nous avons fait le choix de prendre un guide au Sri Lanka, premier pays que nous avons traversé, ce qui impliquait un rythme quotidien de déplacements parfois difficile à négocier avec notre guide (certains lecteurs de ce blog pourront attester de ce point !). Mais nous avons réussi au bout d’un moment à aménager un temps de travail, au moins suffisamment si ce n’est de façon régulière.

C’est véritablement à Bali que nous avons pu poser les bases d’un travail régulier car nous étions alors maîtres de notre rythme.

 

Le dernier point problématique a été le « quand travailler ? ».

Au Sri Lanka et à Bali, le travail était souvent l’après-midi car c’est le moment le plus chaud de la journée et donc celui où nous ne sortions pas.

Nous avons tenté de faire l’école plutôt le matin en Australie mais les déplacements réguliers (entre 3h et 6h tous les deux jours) qui démarrent à 10h, heure maximum de check-out des campings, nous en ont empêché et nous avons retrouvé notre rythme « naturel » qui est de travailler entre 15h et 17h.