Jardin de juin

Photo : Le jaune de mon jardin sauvage (juin 2021).
Je n’ai pas le cœur à cuisiner les grandes feuilles amères cette année. J’ai besoin de m’envelopper de douceur.

 

Comme je vous l’annonçais dans mon premier article de l’année (relisez-le, j’ai tout donné pour celui-là ; mes prochains articles ne seront que succédanés à faible densité nutritionnelle !), je vous propose de célébrer les 3 ans d’existence de mon blog par un rappel des articles parus le même mois pour chaque année écoulée.

 

Quand je pense juin, je pense jardin, soleil, abeilles, couleur des fleurs et petites robes.

Mais cette année je me sens lourde dans ma petite robe.
On dirait que je ne rentre plus dedans.

Je ne sais pas comment vous naviguez, vous, dans ce tourbillon de vaccination massive, le masque obligatoire, le couvre-feu, les tests salivaires à l’école, le repli, les interdictions et les règles. Même celles que l’on se pose à soi-même, je trouve que c’est dur. Je ne m’habitue pas.
On me dit :

– C’est parce que tu n’acceptes pas.

Mais comment ? Comment je peux agir sciemment CONTRE ce que je crois alors que je travaille tellement à m’aligner AVEC ce que je ressens ? (et déjà c’est pas évident) Continuer la lecture de « Jardin de juin »

De l’usage (abusif) du Z dans la langue française

 

Hier après-midi, par le grand mystère des propositions YouTube, alors que je suis sans défense dans ma cuisine, happée par la multiplicité des plats à préparer quand tu invites des amis qui aiment manger et qui eux-mêmes cuisinent très bien, hier donc, je suis en configuration Shiva entre la casserole, le blender et la planche à découper quand par les enceintes de l’ordi arrive dans mes oreilles « Vanessa », du vieux Doc Gynéco.
(Évidemment après cette révélation honteuse, vous êtes en droit de me demander : mais qu’est-ce que t’écoutais juste avant ?? C’est quoi l’enchaînement YouTube pour en arriver là ?!!)

Mais je reprends. Alors donc que j’étais sans défense, les mains pleines d’ail et d’huile d’olive des aubergines pour un repas grec, j’ai dû me taper cette merde de tasspé jusqu’au bout et je vous dis NON !
NO WAY, LES GENS ! BOYCOTTONS !
En plus Mickaël m’apprend qu’il a été condamné cette semaine à la prison avec sursis pour violences conjugales, ce docteur de mon cul !

 

C’est pas pour jouer la féministe en colère, je veux dire, j’ai mes contradictions qui sont parfois difficiles à assumer surtout devant les meufs de Nanterre.
Par exemple j’aime pas les poils sous Continuer la lecture de « De l’usage (abusif) du Z dans la langue française »

Le choix de mai

 

Comme je vous l’annonçais dans mon premier article de l’année (relisez-le, j’ai tout donné pour celui-là ; mes prochains articles ne seront que succédanés à faible densité nutritionnelle !), je vous propose de célébrer les 3 ans d’existence de mon blog par un rappel des articles parus le même mois pour chaque année écoulée.

 

Quand je pense mai, je pense grands week-ends, fraises, rhubarbe, renouveau, légèreté.

Mais en ce moment y’a pas trop de renouveau, pas plus que de grands week-ends ou de légèreté. On dirait presque pas mai et ça, après un mois d’avril qui se termine sur le fil, c’est sans filet. J’ai décidé que j’ai bien besoin d’une large dose de rhum arrangé avec trois glaçons tous les soirs (ou presque). Et quand la journée a été dure, mets-moi triple dose s’te plaît.
Après tout, on est toujours confinés ; je crois que c’est Einstein qui disait qu’une même situation abordée de la même façon produit forcément les mêmes conséquences*. Et tu te souviens l’année dernière à la même période, le confinement avec enfants (2) : les dommages collatéraux ?
Ben voilà, CQFD. Continuer la lecture de « Le choix de mai »

Mon TOP 10 cinéma

Photo : Gena Rowlands dans le film « A woman under the influence », de John Cassavetes (1974). LE film.

 

C’est les vacances de printemps. Du printemps d’avril qui a fait comme s’il allait venir mais finalement au dernier moment il change d’avis. Il se casse. Et les vacances ça devait pas être maintenant, et puis on est reconfinés et tout est renversé.
Oublie l’idée d’un grand week-end à la mer comme des poumons supplémentaires, l’horizon c’est ta maison. Le froid qui, la pluie qui, et parle à ma main.
Faut pas me faire ça à moi. Après je ne sais plus où j’en suis, je m’enfuis, je fais n’importe quoi.

– Je voudrais aller au cinéma avec toi.

C’est ce que j’ai dit jeudi dernier à Mickaël quand il est descendu de sa tour de télétravail.

– Je vais prendre la première semaine de vacances avec les enfants pour être avec toi.

C’est ce qu’il m’a répondu.

En l’écrivant ici, je vois que le rapport n’est pas évident. Et pourtant. C’était la bonne réponse. La seule réponse dont j’avais besoin en Continuer la lecture de « Mon TOP 10 cinéma »

Printemps d’avril

Dessin tiré du roman (bio)graphique de Léonie Bischoff : Anaïs Nin, Sur la mer des mensonges (p.184).

 

Comme je vous l’annonçais dans mon premier article de l’année (relisez-le, j’ai tout donné pour celui-là ; mes prochains articles ne seront que succédanés à faible densité nutritionnelle !), je vous propose de célébrer les 3 ans d’existence de mon blog par un rappel des articles parus le même mois pour chaque année écoulée.

 

Quand je pense avril, je pense printemps, coccinelles, papillons, entendre les oiseaux chanter le matin, les fleurs pousser, la vie renaître, et surtout… arrêter de manger des putain de choux !!!

J’adore le mois d’avril alors je n’ai pas envie de vous coller ici un poème désespéré. Déjà que c’est pas marrant la vie en ce moment. La haute pression, les restrictions, la peur qui rend con. Avec les gens qui, comme me l’écrit ma cops Clea avant-hier, « sont fous. Pire, ils sont dociles et bêtes ! ». Bon, pas tous évidemment. Vous par exemple, vous êtes formidables.
Mes ami(e)s sont formidables de soutien et d’amour.

Pour avril, je vous propose un poème qui commence aussi par « les gens ». Plein de « les gens », en anaphore. C’est le texte d’un tout petit livre d’une toute petite maison d’édition, numéroté et fait à la main, qui m’a été offert par Continuer la lecture de « Printemps d’avril »