Traduction du catalan : « Ensemble, nous nous libérerons. Le féminisme est l’idée radicale que les femmes sont des personnes. ». D’après mes recherches, cette citation n’est peut-être pas attribuée à Angela Davis mais plutôt à Andrea Dworkin, autre grande militante féministe américaine.
Photo prise par mon amie Marie à Cadaquès (Catalogne, Espagne), le 26 octobre 2025.
De même que j’ai lu bien davantage cette année que l’année dernière, je suis aussi allée plus souvent au cinéma. Entre une et deux fois par mois en moyenne, ce qui n’est pas foufou mais quand même supérieur à l’année précédente. J’ai vu plusse de films au cinéma et moins de séries sur Netflix.
J’ai également assisté à 11 spectacles qui se décomposent comme suit :
-
- 4 pièces de théâtre ;
- 3 stand-up et spectacles plus longs d’humour ( 🙌🏾 Bérengère Krief) ;
- 2 concerts ;
- 2 spectacles de danse contemporaine.
J’ai la chance immense de partir un mois en vacances l’été, donc onze spectacles ça correspond à un par mois. J’essaye d’évaluer sans juger mais franchement, deux concerts seulement en un an, ça fait de la peine. Ce que c’est de ne pas vivre à Paris et de devoir partir en mission sur la ligne H pour la moindre sortie…
Cliquez sur l’image pour relire mon épopée de nuit dans Écoute-moi mai 2025.

Les films, séries et podcasts que j’ai sélectionné·es ici pour mon best-of 2025, vous en avez déjà entendu parler au fil de mes articles mensuels, Écoute-moi.
Écoute-moi décembre 2025
Écoute-moi novembre 2025
Écoute-moi octobre 2025
Écoute-moi septembre 2025
Écoute-moi août 2025
Écoute-moi juillet 2025
Écoute-moi juin 2025
Écoute-moi mai 2025
Écoute-moi avril 2025
Écoute-moi mars 2025
Écoute-moi février 2025
Écoute-moi janvier 2025
J’ai adoré écrire ces rendez-vous mensuels avec vous parce que j’éprouve énormément de plaisir à parler de ce que je découvre et me fait réfléchir. Je pense qu’ils m’ont même aidée à pousser ma réflexion plus loin, à trouver des résonances entre culture et expérience personnelle, intime et politique.
Mais, comme mes points lecture, ces articles réguliers ont également été une contrainte que je m’étais moi-même fixée et qui m’a empêchée d’écrire sur d’autres sujets par manque de temps. Or j’aime pas qu’on m’empêche… Je ne supporte pas – du tout – la contrainte, quand bien même elle vienne de moi.
C’est pourquoi j’ai décidé de ne pas reconduire ces articles culturels en 2026. Je me garde la liberté de vous parler ponctuellement d’un film ou d’un podcast qui m’enthousiasme, mais plus de manière systématique. On se retrouvera pour un nouveau bilan culturel à la fin de l’année.
Et je ne résiste pas au plaisir de glisser ici une nouvelle aquarelle de François Place qui illustre La chèvre de M. Seguin. C’est un clin d’œil pour A., une lectrice du blog que je ne connais pas personnellement mais qui commente très régulièrement mes articles, que ce soit sur le blog ou, plus récemment, sur Substack, et qui signe ses textes de la première lettre de l’alphabet.
Merci A. Lire vos retours est toujours une grande joie ! 🙌🏾

Contrairement à ce que j’ai fait pour mes lectures dans mon dernier article, Les livres de mon année 2025, je ne vous dresse pas la liste de tous les films et séries que j’ai vu·es au cours de l’année car ça me semble moins pertinent que pour les livres dont je sais qu’ils vous donnent des idées pour faire des cadeaux, aux autres ou à vous-même.
Néanmoins cette liste existe sur mon ordi, puisque c’est à partir d’elle que j’ai extrait la sélection que je vais partager avec vous ici. Je la tiens donc à disposition sur demande pour celles et ceux que ça intéresse 😉
J’ai eu du mal à ne distinguer que trois films et trois séries. J’ai été tentée d’en garder cinq de chaque. Très tentée. Mais je sais que le nombre dissout la distinction (Bourdieu, si tu m’entends). Que vous n’écouterez pas tout. J’ai décidé de me contraindre au choix. Alors que, la contrainte, la maudite longe qui vous écorche le cou, vous savez ce que je lui dis. Choisir, est-ce que c’est forcément renoncer, blablabli blablabla. J’ai gardé trois. Trois et trois.
Pour les podcasts, je ne tiens pas la liste de TOUS les épisodes que j’écoute car j’en écoute énormément, tous les jours ou presque, donc ce serait un peu monomaniaque des archives – et probablement assez inutile. Ce que je vais faire ici, c’est vous donner mes trois podcasts préférés de l’année (= ceux dont je n’ai jamais raté un seul épisode), et mentionner pour chacun d’eux les trois épisodes par lesquels je vous conseille de commencer. Trois et trois – du coup.

Les films
Cette année j’ai vu 61 films (54 films de fiction et 7 films documentaires), dont 17 au cinéma.
Avant d’aller plus loin, je dois vous dire que je suis dépitée de constater, au bout de seulement un an, comme il ne me reste rien, ou quasiment rien, de certains des films que j’ai vus. Quand je n’ai plus aucun souvenir du titre, des acteurs et des actrices, parfois même de l’histoire.
Cette année, c’est le cas pour Préjudice, de Antoine Cuypers (2016), et pour L’Innocent, de Louis Garrel (2022) : deux films que j’ai vus chez moi en DVD, dont j’ai noté le titre et le réalisateur conformément à ce que j’avais décidé en janvier dernier, et dont les titres aujourd’hui ne m’évoquent absolument rien.
Ça fait peur. Ça me questionne aussi, sur le sens de voir tant de films si c’est pour n’en rien retenir. Est-ce que je devrais consacrer mon temps et mon attention à autre chose ? Mais comment savoir à l’avance les films qui vont me surprendre, me toucher ?
Parfois je crois me souvenir mais je confonds deux films. Deux films que je suis pourtant allée voir au cinéma, condition privilégiée que l’on pourrait penser favorable à la mémoire. Peut-on confondre Une bataille après l’autre, de Paul Thomas Anderson, et Eddington, de Ari Aster, tous deux sortis en 2025 ?
Apparemment oui… 🙈


Si je revois les bandes-annonces de chacun de ces films (merci YouTube), je me rappelle que les scénarios sont différents et que dans l’un des deux (mais lequel ??), il y a Pedro Pascal 😍.
Mais dans ma mémoire, ce n’est pas distinct. Les deux films forment un magma de tensions sociales et politiques dans un arrière-plan de petites villes américaines. Des personnages masculins déphasés, en marge, et potentiellement violents.
De cette laborieuse introduction, vous déduisez que les quatre films que je viens de citer ne figurent pas à mon palmarès 2025. (And you are right.)
La règle que je me suis imposé pour élire mes trois films préférés de l’année est : uniquement des films que je suis allée voir au cinéma.
Donc a priori des films sortis en 2025 ou 2024. Bien qu’il m’arrive aussi fréquemment d’aller (re)voir des vieux films au cinéma lors de cycles thématiques ou de rétrospectives de réalisateur·ice projeté·es par mon petit cinéma d’art et essai.

Mes 3 films préférés de 2025 sont…
1/. Carla et moi, de Nathan Silver, 2024
Je triche un peu avec la première place car ce n’est pas tout à fait en 2025 que j’ai vu ce film américain. C’était en novembre 2024 mais je me suis aperçue avec effroi que je ne vous en avais pas parlé DU TOUT en 2024 ! Et je m’autorise à le citer ici car les quatre films que j’ai vus au cinéma en janvier et février 2025 sont de toute façon aussi des films sortis en 2024 : Les graines du figuier sauvage, de Mohamed Rassoulof (2024), Tout ira bien, de Ray Yeung (2024), My sunshine, de Hiroshi Okuyama (2024) et Jouer avec le feu, de Delphine Coulin et Muriel Coulin (2024).
Donc à deux mois près, j’aurais pu voir Carla et moi en 2025. À 20 km/h près, j’aurais pu ne pas prendre de prune. Et surtout, la vérité : j’ai adoré Carla et moi.

Choisi avec soin et en secret par mon mari pendant un petit week-end de novembre parce que, guess what ? I am Carol Kane. Si si. Regarde l’icône de mon profil Netflix sur la photo plus haut. C’est Mickaël qui l’a trouvée et installée comme ça il y a plusieurs années. À l’époque sans doute où on regardait cette série totalement déjantée qui s’appelle Unbreakable Kimmy Schmidt (créée par Tina Fey, c’est pour ça, la folie 🤪) et dans laquelle Carol Kane interprète le rôle de Lillian Kaushtupper.
– Lillian, c’est toi quand tu seras vieille, a dit mon mari.
Forcément ça rapproche.
Regardez Carla et moi.
Je ne vous dis pas de quoi ça parle.
Certain·es diront que ce n’est pas une histoire d’amour.
Moi j’ai adoré cette histoire d’amour.
Bande-annonce de Carla et moi, de Nathan Silver, 2024.
2/. A normal family, de Jin-Ho Hur, 2025
J’ai vu ce film coréen en juillet, avant de dîner dans un petit resto de quartier coréen.
Cliquez sur l’image pour relire Écoute-moi juillet 2025.

Le scénario est excellent. Le film questionne notre rapport aux écrans – pour les plus jeunes d’entre nous surtout, celles et ceux qui sont né·es avec les réseaux sociaux, et les conséquences psychologiques, familiales, sociales, politiques – de l’hyperconnexion. C’est flippant.
Je ne vous en dis pas plusse sur ce film parce qu’il y a un effet de surprise et je préfère que vous le regardiez sans rien en savoir, comme moi quand je suis entrée dans le cinéma. Déjà là, vous en savez trop. Ne regardez pas la bande-annonce. Ne pensez pas à un éléphant rose.
Bande-annonce de A normal family, de Jin-Ho Hur, 2025.
3/. Partir un jour, de Amélie Bonnin, 2025
J’ai vu ce film musical français dans ma joie de mai (qui n’avait pourtant pas super bien commencé).
Cliquez sur l’image pour relire Écoute-moi mai 2025.

Là non plus je n’ai pas envie de vous raconter l’histoire du film mais c’est pas pour les mêmes raisons. C’est pour le feel good ! J’avais la pêche en sortant du cinéma. Une comédie musicale contemporaine bien jouée, avec Juliette Armanet et Bastien Bouillon, une playlist de vieux tubes populaires qui rappellent immédiatement des souvenirs, le tout sous le female gaze d’une réalisatrice féministe.
En mai, j’avais partagé avec vous une vidéo YouTube qui compilait des moments du film que j’ai adorés mais qui n’était pas la bande-annonce officielle. La voici donc.
Bande-annonce de Partir un jour, de Amélie Bonnin, 2025.
Bon.
Bon bon bon.
Je sais que je devrais m’arrêter là, à trois comme j’avais dit, mais j’ai quand même envie de mettre une mention spéciale au très beau film français que je suis allée voir au cinéma en avril :
Bonus #4 : À bicyclette !, de Mathias Mlekuz, 2025
Cliquez sur l’image pour relire Écoute-moi avril 2025.

C’est un road-trip à vélo de La Rochelle jusqu’à la Mer Noire, entre deux potes liés à la vie à la mort qui réfléchissent en roulant, sur la vie et la mort justement. Sur comment on fait le deuil d’un enfant, ici Youri, le fils de Mathias Mlekuz, qui s’est suicidé à 28 ans.
Je ne vous spoile rien, c’est le point de départ de ce film qui mêle documentaire et fiction, trajets réels et trajets fictifs. Car non, on ne me fera pas croire que Philippe Rebbot, dont le premier geste au réveil est de s’allumer une clope, a roulé tous ces kilomètres dans des conditions parfois extrêmes !!! (Genre, des ours.)
C’est quoi une personne « bien » ? Comment on sait qu’on est un type « bien » ?
(Ça compte pas que je rajoute un film. Je le fais pour vous, au lieu que vous regardiez une merde sur Netflix. Vous devriez me remercier tiens.)
Bande-annonce de À bicyclette !, de Mathias Mlekuz, 2025.
Et puis, parce qu’il faut quand même un vrai documentaire pour représenter la diversité de mon panel, je retiens ce documentaire japonais hors-norme (au sens de ce que vous n’avez pas l’habitude de voir), dans la mouvance du cinéma du réel un peu austère :
Bonus #5 : Professeur Yamamoto prend sa retraite, de Kazuhiro Soda, 2020
Le Professeur Yamamoto est un psychiatre japonais (qui existe pour de vrai, on est bien dans un documentaire) qui a été le précurseur d’une approche ouverte de la psychiatrie dans les années 1960. Il a notamment décloisonné l’hôpital psychiatrique, qu’on appelait encore « l’asile », et œuvré pour davantage d’humanité dans le suivi des patient·es en psychiatrie.
Le documentaire de Kazuhiro Soda suit Yamamoto au moment où il prend sa retraite, à l’âge de 82 ans. Bah oui, c’est ça le Japon !
Cliquez sur l’image pour relire Cinq étonnements à propos du Japon.

Dans le film, on voit donc le Professeur Yamamoto dire au revoir aux patient·es qu’il suit depuis de nombreuses années, mais surtout, et c’est ce qui m’a le plusse marquée, on le voit dans sa vie de couple avec son épouse, qui souffre visiblement de la maladie d’Alzheimer (mais je ne me rappelle pas que ce soit dit explicitement).
Le réalisateur filme le quotidien de leur relation en longs plans fixes, sans musique ni rien, ce qui donne des moments très lents en même temps que des scènes incroyables de drôlerie et d’émotion.
Bande-annonce de Professeur Yamamoto prend sa retraite, de Kazuhiro Soda, 2020.
(La meuf qui se débrouille pour, QUAND MÊME, désobéir à sa propre contrainte qui limitait à trois films seulement. Cinq films seulement.)
Les séries
Cette année j’ai vu 21 séries différentes, parfois une seule saison, parfois deux, trois ou quatre saisons en entier. Comme pour les films, il y a des séries dont je n’ai quasiment aucun souvenir (Zero Day, Parenthood saison 1, Upload saison 4). Là encore, ça m’interroge et cette interrogation chez moi se pose davantage sur l’attention que sur la mémoire :
Où étais-je au moment où je regardais la série ? dans quelle partie de ma tête ?
À quoi pensais-je pendant que mes yeux regardaient l’écran sans le voir vraiment ?

Mes 3 séries préférées de 2025 sont…
1/. Killing Eve, l’intégralité (4 saisons)
Une série créée par Phoebe Waller-Bridge, sortie en 2018
Phoebe Waller-Bridge est la créatrice, réalisatrice et actrice principale de ma série préférée au monde : Fleabag. C’est en tapant son nom sur Netflix que j’ai découvert Killing Eve, et j’ai été happée. Totally hooked, dès le premier épisode de la première saison (qui est aussi la meilleure). Elle m’a fait mon mois d’octobre, vraiment.
En regardant la quatrième et dernière saison, je trouvais qu’elle était un peu moins réussie, trop répétitive… sauf que j’ai surkiffé le tout dernier épisode qui clôt la série et qui est une merveille. Donc j’ai rien dit 🤩
Cliquez sur l’image pour relire Écoute-moi octobre 2025.
2/. Asura, l’intégralité (1 saison)
Une série de Hirokazu Kore-eda, sortie en 2025
C’est mon mari qui m’a proposé cette série parmi tous les trucs japonais chelou qu’il regarde. Kore-eda est mon réalisateur japonais préféré et il poursuit ici sa réflexion sur les liens familiaux, le semblant de famille parfaite japonaise, la famille « Tant-Mieux » comme dit mon pote David. Que reste-t-il de vivant dans ce qui nous lie aux autres ? Qu’est-ce qu’un couple ? Est-ce que la fidélité est la mort du couple ? La fidélité à quoi ? À qui ? Que fait-on de nos parts d’ombre ? Qui peut juger ?
C’était mes interrogations de septembre. Avec Kore-eda tu ne t’ennuies pas, comme on voit.
Cliquez sur l’image pour relire Écoute-moi septembre 2025.
3/. Good Girls Revolt, l’intégralité (1 saison)
Une série de Dana Calvo, sortie en 2016
Mais dis donc, ça fait longtemps que je ne vous ai pas parlé du patriarcat et des systèmes de domination, hein ! Au moins depuis une semaine ;-). Good Girls Revolt, c’est l’éveil des consciences féministes dans l’Amérique post Mad Men : on est au tout début des années 70, au siège d’une rédaction de presse à New York, et les femmes sont les petites mains (et les faire-valoir) des journalistes.
C’est en mai que j’ai découvert cette série, grâce à ma cops Clea.
« Life outside the pit is huge. »
La vie en dehors du trou est énorme.
Oui. Get outside the pit. Let’s break free ! (ça fera plaisir à Freddie)
Cliquez sur l’image pour relire Écoute-moi mai 2025.
Les podcasts
Ainsi que je vous l’ai dit en intro, tous les jours j’écoute des podcasts. Dans mon auto, dans la salle de bain quand je m’occupe du linge, dans la cuisine quand je fais la vaisselle et toute autre activité de nettoyage follement gratifiante.
En balayant la liste de ceux que j’ai écoutés en 2025, il me saute aux yeux que c’est que des meufs qui font mes podcasts : Charlotte Bienaimé, Delphine Saltel, Lauren Bastide, Victoire Tuaillon, Naomi Titti, Giulia Foïs, Sophie-Marie Larrouy, Clotilde Dusoulier, Claire Fournier, Elsa Wolinski, Lory Zephyr et Jessika Brazeau…
Ajoute le trio de mecs humoristes (et pas mal déconstruits) qui terminent ma semaine sur Nova : Pierre-Emmanuel Barré, Aymeric Lompret et Guillaume Meurice, et tu as les 90% qui entrent dans mes oreilles !
Mes 3 podcasts préférés de 2025 sont…
1/. Un podcast à soi
Créé et réalisé depuis 2017 par Charlotte Bienaimé (produit par Arte Radio)
C’est mon podcast chouchou entre tous ! Je ne vous en parle pas toujours (ou bien si ? 🙈) mais, depuis que je l’ai découvert en février 2022, je n’ai pas raté un seul épisode. Chaque nouvelle écoute me réjouit d’intelligence, de finesse et de compréhension du monde.
Dans nos rendez-vous mensuels cette année, c’est en avril que je vous ai particulièrement parlé de ce podcast, autour d’un remarquable épisode intitulé « Le sens du poil » sur l’injonction à l’épilation faite aux femmes.
Cliquez sur l’image pour écouter des extraits audio du podcast et relire Écoute-moi avril 2025.

Mes trois épisodes préférés de l’année
Épisodes #56 (11 décembre 2024) & #57 (15 janvier 2025) : Féministe jusqu’à la mort (en deux parties)
Épisode #59 (23 avril 2025) : Le sens du poil
Épisode #62 (17 septembre 2025) : Une vie à soi, Léa, Brico Butch
« Le plus souvent dans l’histoire, anonyme était une femme… Les bras se sont levés, les bouches se sont exclamées. Maintenant il faut des mots. Ça dure toute la vie une évasion, c’est tout le temps à refaire. »
Je connais par cœur ces voix de femmes, ces mots qui s’entremêlent de Virginia Woolf à Benoîte Groult. Je suis remplie de gratitude dès l’indicatif musical tellement je sais que ce que je m’apprête à entendre va élever ma réflexion et faire grandir mon cœur.
En bonus, voici l’interview de Charlotte Bienaimé par Paloma Moritz dans Blast. Je l’ai déjà partagée avec vous dans mon article Écoute-moi mars, mais réécouter Charlotte Bienaimé raconter comment la pensée féministe a radicalement changé sa vie en lui donnant la force et les moyens de lutter, c’est comme un deuxième cadeau après Noël ! 🤩
Avec douceur, sincérité, et le mélange d’intelligence et d’humilité qui caractérisent son podcast, Charlotte Bienaimé explique pourquoi l’action militante est un pont vers plusse de JOIE.
Luttes féministes, tout a changé et rien n’a changé (30 décembre 2024).
2/. Vivons heureux avant la fin du monde
Créé et réalisé depuis 2020 par Delphine Saltel (produit par Arte Radio)
J’aime le ton de Delphine Saltel dont je me sens très proche. Son humour, son autodérision.
J’aime aussi le rythme de parution des épisodes qui, comme Un podcast à soi dont je viens de parler, laisse le temps long au travail pour se faire.
« Un podcast anti-crise, pour nous aider à repenser nos modes de vie. En ligne chaque mois… si on y arrive ! », prévient Delphine Saltel.
De fait cette année, huit nouveaux épisodes sont parus. Donc « on y arrive » pas tout à fait chaque mois ! Et tant mieux je trouve, en tout cas pour moi : le rythme lent décuple ma qualité d’écoute. Je n’expédie pas les épisodes à la va-vite par crainte de prendre du retard sur les suivants ; au contraire, je consacre à chacun toute l’attention dont j’ai envie.
Dans nos rendez-vous mensuels cette année, c’est en novembre que je vous ai particulièrement parlé de ce podcast, à propos du premier volet sur le racisme ordinaire intitulé « Ouvrir les yeux sur l’ignorance blanche », et également de la rediffusion d’un ancien épisode sur le sujet de UberEats et consorts intitulé « Paresse business, petits livreurs et gros profits ».
Cliquez sur l’image pour relire Écoute-moi novembre 2025.

Mes trois épisodes préférés de l’année
Épisodes #32 (27 février 2025) & #33 (9 avril 2025) : Fratries, sorories, adelphies (en deux parties : Frères et sœurs, ça se dispute ! – Frères et sœurs, comment recoller les morceaux ?)
Épisode #35 (3 juillet 2025) : Chacun son beauf – À quoi sert le mépris de classe ?
→ Brillant épisode, je vous conseille de commencer par celui-là.
Épisodes #37 (24 octobre 2025) & #38 (22 décembre 2025) : Regarder le racisme ordinaire (en deux parties : Ouvrir les yeux sur l’ignorance blanche – Tout ce que l’on ne veut surtout pas savoir sur le racisme)
(Euh… c’est moi ou j’ai encore trouvé le moyen d’en placer cinq et pas trois ? 😝)

3/. Folie Douce
Créé et réalisé depuis 2024 par Lauren Bastide (auto-produit)
J’ai connu Lauren Bastide avec son premier podcast que j’estimais beaucoup : La Poudre.
Pour Folie Douce j’avoue, contrairement aux deux précédents, je trie, je n’écoute pas tout tout tout de manière systématique. Il faut dire que Lauren Bastide sort un épisode d’une heure minimum tous les quinze jours ! Donc #NotAllTheEpisodes but a lot quand même. Assez pour que l’exercice de n’en garder que trois soit rendu très difficile.
Mes trois épisodes préférés de l’année
Épisode #25 avec Edouard Louis (13 février 2025) : Comprendre la violence pour la combattre
Épisode #29 avec Adèle Yon et Laurie Laufer (10 avril 2025) : Ce qu’on a fait de la folie des femmes
Épisode #38 avec Juliet Drouar (2 octobre 2025) : Comment vivre avec nos traumas (et ceux des autres)
Cœur sur toi, Juliet 🫶

Dans nos rendez-vous mensuels cette année, c’est en mars que je vous ai particulièrement parlé de ce podcast, pour un épisode qui n’apparaît même pas dans ma sélection parce que je me suis forcée à l’enlever afin de respecter la règle de trois. Si !
Je l’ai enlevé car c’est l’épisode avec Charlotte Bienaimé et j’ai pensé que je vous avais déjà parlé d’elle un peu plus haut. Mais il mérite pleinement que vous l’écoutiez. Ou plutôt, vous méritez de l’écouter. De même que l’épisode avec Amandine Gay, que j’ai enlevé aussi parce que si vous écoutez le premier volet sur le racisme ordinaire du podcast Vivons heureux avant la fin du monde, vous allez l’entendre aussi.
Bon, je les ai enlevés donc ÇA COMPTE PAS mais… imagine si vous voulez les écouter ?
C’est trop con, je vous les remets quand même (dit la meuf qui peut pas se contraindre à trois).
Épisode #27 avec Charlotte Bienaimé (6 mars 2025) : Ce que le féminisme fait à la santé mentale
Épisode #40 avec Amandine Gay (30 octobre 2025) : Vivre plutôt que survivre (dans un monde raciste)
Cliquez sur l’image pour relire Écoute-moi mars 2025.

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Et vous, que gardez-vous de vos écoutes de 2025 ?
Quels films, quelles séries, quels podcasts ?
(Question subsidiaire : Comment faites-vous pour ne pas oublier ?)











