Photo : Mon arrière-arrière-grand-mère et mon arrière-grand-mère Jeanne (année inconnue).
Surgissant du passé
Où je vous explique le but de la vie – comme dans le pire mansplaining. Heureusement que je suis pas un mec (je serais un connard).
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https://www.youtube.com/watch?v=rxb_brMI6zQ&list=RDrxb_brMI6zQ&start_radio=1
Lhasa, El Desierto, album « La Llorona », 1998
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Salut les petits poissons !
Pour ma première newsletter de l’année, je partage avec vous ma chanson préférée de Lhasa. Elle figure dans l’album « La Llorona » qui est sorti au printemps 1998 quand moi-même je suis sortie de l’hôpital. « La Llorona », ça veut dire la Pleureuse, « el desierto » le désert.
J’ai tellement écouté cet album, tellement écouté cette chanson, tellement pleuré, et puis plus du tout après. Je ne l’avais pas écoutée depuis vingt-cinq ans quand, un mercredi de mi-janvier, cette chanson a surgi des hasards de Spotify tel le génie de la lampe, le cœur vrillé et retour vers mon passé en vitesse accélérée.
Mystère des playlists composées par les plateformes d’écoute (qui t’écoutent ?).
Pouvoir immense de la musique de te faire revivre une émotion intacte, vingt-cinq ans plus tard.
Cette chanson, El Desierto, qui parle de la solitude comme d’une traversée du désert en même temps qu’elle est une nécessité pour renaître de ses cendres, resurgit pile au moment où je suis en train de réfléchir et d’écrire sur ce que c’est que la solitude.
Cliquez sur l’image pour relire Les livres de mon année 2025.
Cette chanson est remontée de mon ventre sans que j’aie vu la vague, et avec elle les sédiments de désillusion amoureuse, de vide et d’impossibilité de revenir en arrière qu’elle m’avait laissés.
Vous allez me dire que tout ceci n’est pas très joyeux pour un début d’année…
Certes.
Mais le but de la vie, c’est pas que d’être joyeux·se, n’est-ce pas ?
On s’entend que, plus on arrive à mettre de la joie dans son existence, plus c’est cool, hein. J’aime mieux danser et rire au soleil que traîner ma lourdeur sur les trottoirs humides de janvier avec la nuit qui tombe à 17 heures. Bah ouais. Bien sûr.
N’empêche que le but de la vie, pour moi, c’est de vivre le plus pleinement possible notre expérience humaine. De l’explorer dans toutes ses facettes, y compris celles qui sont difficiles.
Et traverser le désert de la solitude, avancer vers sa propre vérité malgré la peur et l’absence de certitudes, c’est habiter pleinement sa vie. C’est pouvoir être en soi et dans le monde.
He venido encendida al desierto pa quemar
Porque el alma prende fuego cuando deja de amar
Je suis venue enflammée dans ce désert pour brûler
Car l’âme prend feu quand elle cesse d’aimer
Lhasa, El Desierto, album « La Llorona », 1998
Et puis, au-delà de mon discours sur vivre le plus pleinement possible toutes les parts de sa vie et gnagnagna putain qu’est-ce que j’ai envie de me claquer des fois, surgissant du passé elles aussi, des ombres noires se sont représentées en ce premier mois de l’année. Plus insistantes, plus menaçantes dans le ciel de mes constellations. Il y a des ombres floues liées à ma grand-mère et à mon arrière-grand-mère maternelles qui viennent tamponner ma propre histoire (vous aussi vous travaillez sur vos mémoires transgénérationnelles ?) et d’autres ombres très concrètes qui, quoique invisibles, impriment leur marque jusque dans mes os.
Ces dernières, je vous en ai déjà parlé dans un article qui avait été difficile à écrire pour moi.
Cliquez sur l’image pour relire Mon ostéoporose & moi.
Je ne sais si c’est le poids de tout ça qui s’abat en bas de mon dos mais je me sens tellement fatiguée en ce moment !
Fatiguée de zinzin.
Et je ne peux pas ne pas remarquer l’ironie avec laquelle, à chaque mois de janvier, au moment où je choisis LE mot qui va guider mon année, la vie s’empresse de me chahuter de nouvelles, d’événements, de relations, de situations en mode :
Ah ouais ? T’es sûre ?… Vraiment ?? Bah vas-y alors, montre-moi comment tu réagis à ça !
Cette année, devine. J’ai choisi le mot ACCEPTATION.
Cliquez sur l’image pour relire Bonne année 2026 !
Bah vas-y alors, accepte tes ombres noires, meuf !
Audrey Raveglia 🐡
Les quatre articles de janvier sur le blog
21 janvier 2026 : Mes meilleures écoutes de 2025
14 janvier 2026 : Les livres de mon année 2025
7 janvier 2026 : La B.O. des newsletters de Let’s go : 2025
1er janvier 2026 : Bonne année 2026 !








