La peau de rouget #154 – 3 mai 2026

Photo : Quand l’usure de ton legging de sport te conjure d’arrêter.

Le parfum du pélargonium

Où je voudrais juste un peu sentir, vibrer, retrouver mon komorebi (vas-y, place-le toi aussi).

 

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https://www.youtube.com/watch?v=pKl0Je8jTi4&list=RDpKl0Je8jTi4&start_radio=1

Les Trois Accords, Dans mon corps, album « Dans mon corps », 2009

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Salut les petits poissons !

 

Il y a deux mois (La peau de rouget 152 # 1er mars 2026 – Les choses qu’on fait disent-elles toujours qui on est ?), je vous ai parlé de mon poissonnier. Bernard. À la suite de quoi j’ai reçu d’une lectrice attentive la recette de la lotte de Madame Duprat. En cadeau, comme ça, pour rien.
J’étais émue. Je n’ai pas osé m’y mettre tout de suite, comme si j’avais peur de l’abîmer. Et puis je me suis dit au contraire que j’allais l’honorer avec la lotte de mon poissonnier.

C’est donc un double hommage que j’ai rendu ce mois-ci, au travail bien fait, à Bernard et à Madame Duprat dont je partage avec vous la recette (avec le consentement de ma lectrice attentive, bien entendu).

 

Cliquez sur la photo pour relire La lotte de Madame Duprat

 

La lotte de Madame Duprat, jeudi 16 avril 2026.

 

Sinon, c’était bizarre ce mois d’avril. Je me sens vide, comme désertée.
En avril d’habitude, c’est le moment où je commence à éprouver le sursaut printanier, le plaisir de me réveiller tôt le matin et qu’il fasse jour et pas froid et que les oiseaux chantent, mais là non. Enfin il fait jour et pas froid et les oiseaux chantent, mais moi j’ai perdu l’élan, la force du printemps. Et pourtant c’est ma saison préférée donc imagine la loose.

Des fois j’ai peur que ça ne revienne jamais, le sentiment d’exaltation qui est mon moteur dans la vie, qui me pousse vers les autres, à écrire, à créer.

Cette vibration intérieure familière qui me fait me sentir vivante.

 

Les Trois Accords, Dans mon corps, album « Dans mon corps », 2009

 

Au lieu de quoi j’ai vaguement fait du vélo et continué de galérer avec mon corps qui grince, se blesse, bloque et s’arc-boute. Mon corps qui change.

 

Dans mon corps
Dans mon corps de jeune fille
Dans mon corps de jeune fille
Il y a des changements

 

C’est mon pote David qui m’a envoyé cette chanson au début du mois en me disant : tu vas adorer le clip. J’ai adoré le clip. Et la chanson.
Quelque temps auparavant, David m’avait envoyé une autre chanson du même groupe québécois, Les Trois Accords, qui s’appelle « J’aime ta grand-mère ». J’ai adoré aussi. (Je vous laisse chercher.)

David est une de mes sources favorites pour découvrir de nouveaux morceaux. Bon, là, 2009 c’est sûr que c’est pas de la première fraîcheur, mais ça m’évite quand même de rester coincée à écouter Janis Joplin en boucle toute ma vie. (Y’a pire, notez.)

 

C’est tout pour aujourd’hui.

 

C’est ça, un pélargonium. Le pélargonium de Madame Duprat. Dont les feuilles sentent la citronnelle, paraît-il.

 

Comment ça, vous attendiez un développement sur la floraison des pélargoniums du titre ? (Avec un s au pluriel de pélargonium s’il vous plaît. Même si vous trouvez ça moche.)
Je suis fatiguée moi non plus je ne suis pas de la première fraîcheur ok ?

 

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Quand j’étais au Laos, par exemple.

Au Laos où j’ai rencontré Édith.

Quand ma journée me semble trop pourrie, je repense au Mékong, à ma rencontre avec Édith, et je sais que tout n’est pas pourri parce que, quelque part sur cette terre, dans le Grand Nord de cette terre, il y a Édith qui croise des bébés lynx quand elle va chercher du café.

 

Cliquez sur la photo pour relire Au fil du Mékong

 

Au fil du Mékong (Pakbeng, Laos, mars 2019).

 

Moi quand je vais chercher un café, tout ce que je croise c’est une scolopendre sur le mur en pierre.
Ça fait moins d’exaltation.

 

Audrey Raveglia  🐡

Un seul article en avril sur le blog

 

23 avril 2026 : La lotte de Madame Duprat