La peau de rouget 160 # 25 octobre 2026 – Plus ça va, plus on s’aime

Vignette tirée de l’album « Les Cahiers d’Esther, tome 5 – Histoires de mes 14 ans », de Riad Sattouf, éd. Allary, 2020.

Plus ça va, plus on s’aime

Où je partage quelques-unes de mes découvertes du mois autour de avoir un corps (mais pas que).

 

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https://www.youtube.com/watch?v=b_RRRKUtu20

TeddyBear, Le plus beau, album « Le plus beau », sortie prévue le 30 octobre 2026.

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Salut les petits poissons !

 

On a changé d’heure, il pleut, il fait froid, c’est la nuit, on rentre dans la période que je déteste, et tout ça vous le savez déjà. Donc pour ne pas laisser mémé ruminer sa déprime d’octobre, j’ai ramassé des petits cailloux pour la petite en moi qui panique dès que le temps dehors réclame de mettre une écharpe et un bonnet.

En ce moment, je relis tous les tomes des Cahiers d’Esther, comme on voit. Elle m’inspire. J’essaye de moins me commander des tu dois absolument / tu ne dois surtout pas.
J’essaye d’être gentille avec moi au lieu de me plaindre que mes enfants les autres ne le soient pas. Je vois que j’ai encore pas mal de taf avant de m’auto-claquer un high five.

Dans ma main d’octobre, il y a des cailloux pointus qui piquent, certains que j’ai ramassés sans savoir ce que j’allais en faire, si même je peux en faire quelque chose, et d’autres qui sont tout doux.

 

Allez, p’tit sled pull 90 kg tranquille, à 9h du mat’ ce dimanche 11 octobre… On me murmure à l’oreille que je mords un peu la ligne. Oui, bon. Sachez que je me suis acquittée de la pénalité. Et ce She’rox rose fait partie de mes cailloux les plus doux du mois ☺️.

 

 

Ce mois-ci, j’ai découvert :

 

La mloukhia.

C’est un ragoût tunisien préparé à base de feuilles de corète séchées et réduites en poudre dans lesquelles on fait mijoter de la viande (souvent du bœuf) pendant quinze heures. Quinze heures ! Le mec nous a expliqué que sa mère ne dort carrément pas quand elle prépare la mloukhia.

Je regrette de ne pas avoir pris de photo pour vous montrer comment c’est mais j’étais si surprise d’aimer que j’ai kiffé le moment sans penser plus loin. Ça venait après un long temps au hammam de la Grande Mosquée de Paris et c’était juste parfait. Pas comme le resto de la Grande Mosquée que je ne trouve pas bon.

 

Les boules de geisha.

Le même jour que la mloukhia, ce mercredi 14 octobre, j’ai acheté en fin de journée, après un mojito avec-beaucoup-de-rhum-et-pas-trop-de-sucre préparé par Marie, la patronne du Elles Bar, mes premières boules de geisha. C’est Maud, Passage du Désir métro Châtelet, qui me les a mais trop bien vendues (comme dirait Esther).

Le périnée est un muscle et, comme tout muscle, il faut l’entraîner pro-gres-si-ve-ment avant d’envisager de soulever de la fonte avec. J’ai demandé si après plusieurs mois de travail je pouvais espérer tracter un sled de 90 kg à la force de mon périnée mais Maud a froncé les sourcils et m’a stoppée net en m’expliquant que c’était pas le but ici.
Elle a dit qu’on doit toujours commencer par la boule la plus grosse et la plus légère (Ø 3,6 cm, 44 g) et la garder 15 à 20 minutes trois fois par semaine. Telle que vous me lisez, je la porte à l’instant même où je vous écris devant mon ordi. Alors que je devrais rester debout, porte-les quand tu fais la vaisselle ou pendant que tu te maquilles par exemple, m’a conseillé Maud. Mais je ne me maquille pas, donc je dois bien adapter.

 

Mes boules de geisha. J’ai attaqué direct 45 minutes tous les jours. Ne faites pas ça.

 

 

Le volume de mes urines en 24h.

Je n’en dis pas plusse, pas de photo non plus, il me semble qu’on est bien dans l’intimité, là, déjà. Vous avez une idée de la quantité de pipi que vous faites, vous, en 24h ?

 

La biopsie de l’endomètre sa mère.

Je ne vous le recommande pas. Franchement, si vous avez moyen d’éviter, allez plutôt vous acheter des boules de geisha (que vous garderez 15 à 20 minutes MAX, trois fois par semaine MAX). Et si vous devez absolument choisir entre deux maux, choisissez les 24h de pipi. Large. Même si, comme me l’a gentiment expliqué la dame du labo, les bidons sont faits pour les hommes donc si vous n’avez pas de pénis, vous ne pourrez pas faire pipi directement dedans.
En 2026, il n’existe donc pas de bidon adapté pour recueillir l’urine à partir d’une vulve.
Eh ben même. Si on te le propose, choisis n’importe quoi d’autre que la biopsie de l’utérus. Surtout quand t’as pas bien compris ce qu’est une biopsie et toi tu crois, bignonne, que ça va faire comme un frottis genre. Quand c’est fini, c’est fini. Bah non. Quinze minutes après l’examen, t’es pliée en deux dans le grand hall de Gare-du-Nord, tu crois que tu vas t’évanouir tellement t’as mal. Tu ne tiens que par une baguette de fée au téléphone.

 

L’oreiller ergonomique Wopilo (un échec).

Dans la carte des maux du dos, on a chacun·e notre zone fragile. Et on peut certes travailler sur les blessures émotionnelles que révèle la symbolique de chaque zone, mais on a aussi le droit, de temps à autre, de chercher à améliorer le terrain avec des mesures mécaniques. Par exemple, s’offrir un oreiller ergonomique Wopilo, qui est un peu le must-havepour les douleurs de cervicales.

Alors sur le papier, oui. Si tu passes des nuits calmes et paisibles où tu t’endors sur le dos en mode sarcophage, ou bien que tu restes parfaitement aligné·e sur le côté sans bouger, c’est super. Perso, après 12 nuits d’essai, je déclare forfait et m’en retourne donc travailler sur (en vrac) : ma difficulté à lâcher prise, les tensions entre ce que je pense, ce que je ressens et ce que je m’autorise à faire, et la vieille croyance profondément enracinée que je suis responsable du fait que les personnes que j’aime se sentent heureux·ses.
Merci Wopilo, merci.

 

L’oreiller Wopilo, avec le petit mouton trop mignon que je vais renvoyer à son bercail.

 

 

L’abonnement au magasin bio en ligne La Fourche (une réussite).

Depuis que la boutique bio de ma cops Marlou a fermé il y a quatre ans, je n’ai plus de magasin bio régulier. Il y a des produits que j’avais en permanence avant et qui ont complètement disparu de ma cuisine (nigari, tofu lacto-fermenté, gomasio de la mer, sarrasin décortiqué…).

Quand j’ai pris la décision de m’abonner à La Fourche, je n’avais pas acheté de purée d’amandes complètes depuis au moins dix-huit mois. J’ai d’abord commandé du nigari, pour soigner celle et ceux qui sont en train de tomber malade ici, puis j’ai ajouté un pot de purée d’amandes complètes Jean-Hervé (à 20 balles les 700 g, pour info). Le soir même de la livraison, une grande et une petite personne chez moi l’ont DÉ-FON-CÉ. J’étais occupée à ranger les kakis et les grenades du même panier, j’ai à peine su que le pot était arrivé. Je crois que les garçons ne l’ont même pas vu.

Bien sûr que j’avais aussi acheté un pot de purée d’amandes complètes de la marque La Fourche qui est moins chère pour comparer.
Bien sûr que La Fourche est moins bonne.

 

La Petite Souris s’est arrêtée de tartiner quand la grande personne (qui est aussi accro qu’elle) l’a prévenue qu’on n’en rachèterait pas à la prochaine commande parce que « tu la descends trop vite ». Et va te couper les ongles.

 

 

L’histoire de La petite renarde rusée.

Se trata de un opéra composé en 1924 par Leoš Janáčék (de nationalité tchèque, quelle surprise). Faites vos recherches.
J’ai eu le privilège de l’entendre raconter au détour d’une balade en forêt par mon ami Stéphane François, qui, sinon, déterre des racines de fougères pour les replanter dans son jardin et qui trouverait ça « drôle » que j’écrive sur mon blog un article qui ferait l’apologie de Laurent Wauquiez (bah non, en fait). Mais c’est un très bon ami (Stéphane François, hein). J’apprécie son sens déroutant de l’humour.

 

Le jeu Lego Brick like this !

C’est un super jeu de société, très original, qu’on a kiffé tous les cinq.
« De er for seje, de danskere ! ». Ce qui veut dire : « Ils et elles sont trop fort·es, ces Danois·es ! ».
« Tak til hende, der introducerede mig til det og lånte det til mig med så stor generøsitet ». Qui veut dire : « Merci à celle qui me l’a fait découvrir et prêté avec tant de générosité. ».

Sauf que. Y’a un lézard dans la brique (ou dans les « tenons », j’ai appris que c’est comme ça qu’on appelle les petitstrucs ronds qui s’emboîtent sur les briques de Lego). On le dit, que c’est un jeu très excluant pour les gens comme moi qui sont en grande difficulté devant les constructions conceptuelles non décomposées – et l’abstraction de manière générale ?
L’expérience nous a ainsi prouvé que je ne pouvais pas être cheffe de chantier (ni architecte, je m’en doutais). Mais je suis une constructrice docile et appliquée.
Pour valoir ce que de droit.

 

Brick like this. Les yeux fermés. Sans parler. Une main derrière le dos.

 

 

La crème Jock.

Je ne connaissais pas. (Pardon mais tout le monde n’a pas grandi à Bordeaux. À Bordeauuuuux, comme dirait mon ami Monsieur Tro). La boîte de la maison Jock m’a été envoyée par la Poste par une lectrice de mon blog, et ça, c’est trop la classe. Surtout que ladite lectrice – appelons-la A., oui tiens, pourquoi pas – est une personne étonnante, pleine de surprises, avec un sens de l’humour au moins aussi déroutant que celui de Stéphane François (racines de fougères, Laurent Wauquiez, petite renarde rusée).
C’est marrant de voir comme on dit « déroutant » quand on n’ose pas dire autre chose. « Méchant », par exemple.

La crème Jock, je l’ai d’abord préparée de manière traditionnelle au lait de vache pour mes enfants, puis, rapport à ce qu’il semblerait que personne ne l’ait appréciée (« c’est quoi ce truc ? c’est toi qui l’as fait maman ? ça a pas de goût, autant rien manger franchement »), puis, au lait de soja pour moi toute seule. J’aime bien, surtout quand je la mange tiède, juste après que je la prépare. Ça n’a rien à voir avec les entremets Alsa dégueu. C’est plus épais, peu sucré, ça rappelle la bouillie de Blédine pour bébé. Il m’en reste plein, je vais en refaire avec des biscuits Digestive mixés dedans pour un truc de la nuit encore plus réconfortant.

 

« Une soupe de légumes après une journée de merde, bah non. »

Dixit A., la lectrice de mon blog, il y a quelques mois (lundi 1er juin 2026, exactement).

 

Mon conseil : La crème Jock est le doudou idéal si, alors que vous ne vous y attendiez pas, vous venez de subir une biopsie de l’endomètre. Dans cette situation, doublez les proportions pour vous toute seule et mangez votre crème Jock tiède, à la petite cuillère, avec une bouillote sur le ventre, enfoncée dans un édredon moelleux habituellement réservé aux chats. (Moi j’ai pas de bouillote et pas de chat, même pas un qui pue la cocotte, mais si j’avais eu j’aurais fait.)
Merci A.

 

A. Productions Presents… la crème Jock ! Là ça se voit sur les parois du pot que la crème sort du frigo. Mais le soir où je l’ai mangée tiède après la biopsie, je n’imaginais pas une seconde que j’allais vous en parler trois semaines plus tard.

 

 

TeddyBear.

C’est un nouveau talent belge que j’ai découvert moi toute seule en faisant des recherches. (J’adore faire des recherches.) Donc, comme le mois dernier avec Camille (La peau de rouget 159 # 27 septembre 2026 – Je ne suis pas son frère mais bon…), je partage avec vous une chanson tirée d’un album qui vient juste de sortir ! *
Ça vous changera de mes vieilles rengaines de Patti Smith (La peau de rouget #144 – À qui je donne mon pouvoir)…

Attention, maxi respect pour les vieilles rengaines : Patti Smith aura 80 ans dans deux mois et elle vient juste de publier chez Gallimard un livre qui s’appelle Le Pain des anges et qui retrace, à sa façon poétique et non linéaire, ses mémoires sur huit décennies. #PattiSmithIsAnAngel. Je ne vous en dis pas plusse parce que je ne l’ai pas encore lu.

 

* Attendez, les boug ! (On met un -s au pluriel de « boug » ou pas ? Je vous pose la question parce que perso, jusqu’à il y a dix-neuf jours, je pensais que les gens qui disaient « le boug », c’était pour dire « le bougre ». Comme y’en a qui disent « quat’ » pour dire « quatre », voyez. On ne juge pas, des fois c’est quat’ fois plusse d’amour.) Donc : attendez, les boug(s) ! Après vérification, l’album de TeddyBear n’est même pas encore sorti ! C’est son premier album, il s’intitule « Le plus beau », comme la chanson que j’ai choisie, et il sort le 30 octobre 2026.

 

J’voudrais être beau ou un truc comme ça
Être fier de ma belle gueule, déjà
Avoir un corps à rendre imbécile
La moindre fille qui passe ou le moindre gars

 

TeddyBear, Le plus beau, album « Le plus beau », sortie prévue le 30 octobre 2026.

 

 

« Rares sont les femmes qui admettront publiquement être addicts au sexe et à l’amour. Ça semble assez glauque – et, de fait, ça l’est. Sans entrer dans des détails salaces, je dirai que mon addiction se manifeste par la conviction sincère mais profondément erronée qu’un autre que moi sera miraculeusement capable de me guérir – et de me procurer enfin la sensation d’être en sécurité, aimée et entière. Concrètement, cela se traduit par un besoin aigu de voir mon existence constamment validée et re-validée par le contact physique, le regard, les paroles rassurantes, les gestes d’amour ou la simple présence d’un partenaire amoureux. » (p.49)

Elizabeth Gilbert, Jusqu’à la rivière – Amour, deuil et liberté, éd. Calmann-Lévy, 2026.

 

Voilà, ça c’est le livre que je suis en train de lire en ce moment – et c’est pas du Patti Smith.

Elizabeth Gilbert, c’est l’autrice du best-seller international Mange, prie, aime, publié en 2006. Si vous ne l’avez pas lu, il y a une forte probabilité que vous ayez vu le film adapté du roman avec Julia Roberts, sorti en 2010. C’est pas trop ma came a priori, mais depuis que j’ai entendu Elizabeth Gilbert parler de son nouveau livre dans le podcast Folie douce (épisode #57, Traverser le deuil, sortir de la codépendance, 4 juin 2026), j’avais super envie de le lire.

 

Visuel du podcast Folie douce, épisode #57 : Traverser le deuil, sortir de la codépendance

 

Une fois passé l’écriture qui me gêne et que je qualifierais parfois de « show à l’américaine » (avec références à Dieu, façons de prendre le lecteur ou la lectrice à témoin et tout), je suis dedans parce que le sujet de l’addiction me parle. Je pense qu’on peut tous et toutes basculer dans la dépendance à un moment de notre vie. À l’alcool, à la purée d’amandes complètes, la nourriture, la coke, le jeu, l’hyper-consommation, le vol, les anxiolytiques. Mais je crois aussi qu’il y a des personnes, par leur vécu, leur tempérament, leur porosité au monde, qui sont plusse susceptibles de l’être. Addict. Et je fais clairement partie de ces personnes-là.

L’addiction, de quelque ordre qu’elle soit – et bien que certaines d’entre elles soient socialement plus acceptables, voire largement valorisées, genre l’addiction au travail, l’addiction au sport, l’addiction à la religion, ou, dans le cas de l’autrice, l’addiction à l’amour – c’est quand même toujours un moyen désespéré pour ne pas ressentir le vide existentiel quand le monde disparu l’on est face à soi. (Préparez-vous, mon prochain article est en cours d’écriture et y’aura du Goldman dedans.)

Alors que, si on était sain·e, et libre, si on avait correctement fait le travail sur soi pour regarder ce qui est cassé, prendre sa part de responsabilité, et réparer soi-même ce qui est réparable, la personne dont on tombe amoureux·se, ça devrait juste être le sucre sur les poires. Pas la poire elle-même. (Corrigez-moi si je n’emploie pas l’expression de manière appropriée car je viens d’apprendre « le sucre sur les poires ». Je suis en rodage.)

 

C’est pour ça, moi j’arrête pas. (Sur mon trajet, rue Custine Paris 18e, mardi 6 octobre 2026).

 

 

Sinon, concernant le vrai monde dans lequel on essaye, j’essaye, du mieux que je peux en tant que parent qui doute, de faie grandir des enfants heureux, sains et libres pour éviter qu’ils basculent dans l’addiction et la dépendance précédemment développées, je suis fâchée.

Déjà que ça m’allume les nerfs de recevoir un texto Pronote sur mon portable à chaque fois qu’un·e de mes enfants ne se présente pas au premier cours for whatever reason, par exemple parce que le bus n’est pas passé, comme s’ils étaient fliqués (ils sont fliqués) ;
Déjà que ça m’active méchamment l’épine dorsale qu’on fouille leur sac de cours au portail tous les matins (ils sontfliqués) ;
Déjà que ça me fait PÉTER UN CÂBLE que des ados de 15 à 19 ans ne puissent pas entrer ni même sortir librement du lycée à l’heure à laquelle ils en ont besoin (ils sont fliqués) ;

… mais quand j’ai appris, ce mois-ci, que les élèves d’un lycée à 30 minutes à pied, 8 minutes en auto, du lycée que fréquente ma fille aînée se font péter les dents par des flics armés de matraques, c’était le putain de sucre sur les poiresc’était le pompon sur la Garonne. Les lycéens NOIRS. Ceux qu’on ostracise et à qui on reproche ensuite de se rebeller.

J’ai réalisé dans ma chair que si mes enfants étaient noir·es de peau, je leur interdirais d’aller manifester parce que j’aurais trop peur pour eux. Et c’est révoltant.

 

 

Allez, gardez vos boules, (another) brick like this et fuck le 17 *.

 

Audrey Raveglia  🐡

 

* Il y a d’autres paroles dans le rap de 13 Block dont le son s’échappe de la chambre d’ados ce mois-ci chez moi, mais j’ai rien compris d’autre que fuck le 17.

Rien à lire en octobre 2026 ? Octobre 2025 est toujours dans la place !

 

29 octobre 2025 : Écoute-moi octobre 2025

 

22 octobre 2025 : Lis-moi octobre 2025

 

8 octobre 2025 : Mon maillot de bain & moi 2 (ce que je ne vous ai pas dit)