Le choix de mai

 

Comme je vous l’annonçais dans mon premier article de l’année (relisez-le, j’ai tout donné pour celui-là ; mes prochains articles ne seront que succédanés à faible densité nutritionnelle !), je vous propose de célébrer les 3 ans d’existence de mon blog par un rappel des articles parus le même mois pour chaque année écoulée.

 

Quand je pense mai, je pense grands week-ends, fraises, rhubarbe, renouveau, légèreté.

Mais en ce moment y’a pas trop de renouveau, pas plus que de grands week-ends ou de légèreté. On dirait presque pas mai et ça, après un mois d’avril qui se termine sur le fil, c’est sans filet. J’ai décidé que j’ai bien besoin d’une large dose de rhum arrangé avec trois glaçons tous les soirs (ou presque). Et quand la journée a été dure, mets-moi triple dose s’te plaît.
Après tout, on est toujours confinés ; je crois que c’est Einstein qui disait qu’une même situation abordée de la même façon produit forcément les mêmes conséquences*. Et tu te souviens l’année dernière à la même période, le confinement avec enfants (2) : les dommages collatéraux ?
Ben voilà, CQFD. Continuer la lecture de « Le choix de mai »

Mon TOP 10 cinéma

Photo : Gena Rowlands dans A woman under the influence (John Cassavetes), 1974. LE film.

 

C’est les vacances de printemps. Du printemps d’avril qui a fait comme s’il allait venir mais finalement au dernier moment il change d’avis. Il se casse. Et les vacances ça devait pas être maintenant, et puis on est reconfinés et tout est renversé.
Oublie l’idée d’un grand week-end à la mer comme des poumons supplémentaires, l’horizon c’est ta maison. Le froid qui, la pluie qui, et parle à ma main.
Faut pas me faire ça à moi. Après je ne sais plus où j’en suis, je m’enfuis, je fais n’importe quoi.

– Je voudrais aller au cinéma avec toi.

C’est ce que j’ai dit jeudi dernier à Mickaël quand il est descendu de sa tour de télétravail.

– Je vais prendre la première semaine de vacances avec les enfants pour être avec toi.

C’est ce qu’il m’a répondu.

En l’écrivant ici, je vois que le rapport n’est pas évident. Et pourtant. C’était la bonne réponse. La seule réponse dont j’avais besoin en Continuer la lecture de « Mon TOP 10 cinéma »

News Letters On The Blog (NLOTB)

Illustration : Gomargu.

 

Vous êtes plusieurs à m’avoir fait la remarque (et je vous en remercie, ça me touche) qu’il était « dommage » que mes newsletters n’apparaissent pas sur le blog.
Plusieurs à m’avoir dit :

Tes newsletters c’est des articles en fait. Des fois je veux retrouver quelque chose que j’ai lu, je cherche sur le blog parce que je crois que c’était dans un article, et je ne trouve pas parce que c’était dans une newsletter qui est perdue dans ma boîte mail !

Mickaël me le dit aussi depuis un bon moment.
Tu devrais mettre tes newsletters sur le blog. C’est dommage de les lire qu’une fois et de les perdre.

J’ai réfléchi. Mes newsletters ne sont pas des articles. Elles sont un lien privilégié avec vous, mais elles sont moins travaillées que mes articles. Elles sont plus personnelles, moins filtrées, plus ancrées dans un contexte temporel, donc aussi plus mouvantes. Elles suivent le battement de Continuer la lecture de « News Letters On The Blog (NLOTB) »

Printemps d’avril

Dessin tiré du roman (bio)graphique de Léonie Bischoff : Anaïs Nin, Sur la mer des mensonges (p.184).

 

Comme je vous l’annonçais dans mon premier article de l’année (relisez-le, j’ai tout donné pour celui-là ; mes prochains articles ne seront que succédanés à faible densité nutritionnelle !), je vous propose de célébrer les 3 ans d’existence de mon blog par un rappel des articles parus le même mois pour chaque année écoulée.

 

Quand je pense avril, je pense printemps, coccinelles, papillons, entendre les oiseaux chanter le matin, les fleurs pousser, la vie renaître, et surtout… arrêter de manger des putain de choux !!!

J’adore le mois d’avril alors je n’ai pas envie de vous coller ici un poème désespéré. Déjà que c’est pas marrant la vie en ce moment. La haute pression, les restrictions, la peur qui rend con. Avec les gens qui, comme me l’écrit ma cops Clea avant-hier, « sont fous. Pire, ils sont dociles et bêtes ! ». Bon, pas tous évidemment. Vous par exemple, vous êtes formidables.
Mes ami(e)s sont formidables de soutien et d’amour.

Pour avril, je vous propose un poème qui commence aussi par « les gens ». Plein de « les gens », en anaphore. C’est le texte d’un tout petit livre d’une toute petite maison d’édition, numéroté et fait à la main, qui m’a été offert par Continuer la lecture de « Printemps d’avril »

Pourquoi j’ai mal au ventre

 

Pourquoi les filles ont mal au ventre ?

C’est le titre d’un livre québécois de Lucile de Pesloüan et Geneviève Darling que j’ai pris à la bibliothèque la semaine dernière pour la Petite Souris (12 ans). Je ne l’ai pas ouvert avant de l’emprunter parce que j’étais pressée : je rentrais de l’école avec les garçons qui crèvent de faim à 16h30 depuis qu’ils remangent à la cantine, j’ai aperçu le livre en présentation dans la vitrine « ados » entre un ouvrage sur la puberté et le dernier Hunger Games, et je me suis dit qu’il fournirait l’explication physiologique que je suis incapable de donner à une question qui revient souvent chez nous en ce moment. Rapport à ce que, en cours de SVT, j’étais « élève inconnue » – comme vous le savez depuis cet article : Le confinement avec enfants (3) : la démission.
(Article que vous pouvez relire pour le seul plaisir de vous rappeler comment c’était quand on était vraiment confinés réécouter la chanson de Ouali Pizza 06 12 12 12 33, la porte est toujours ouverte, une achetée une offerte, ici le client est roi, bienvenue chez Ouali Pizza !)

Quand j’ai finalement ouvert le livre, j’ai compris qu’il n’avait rien à voir avec les règles.
Mais qu’il arrivait à l’exact bon moment pour moi parce qu’il a tout à voir avec cette règle que l’on intériorise et qui est celle du silence.

Au moment précis où la problématique ressurgit de manière brutale dans ma vie, un podcast m’est envoyé par Continuer la lecture de « Pourquoi j’ai mal au ventre »