My take-that-fucking-step running playlist

Photo : Un nouveau papier a trouvé sa place au-dessus de mon bureau ce matin (juin 2024).

 

Pour changer, il va falloir changer.

Cette punchline est de Clotilde Dusoulier dont je vous ai déjà parlé (sur le blog et en vrai). Six petits mots qui ont soudain resurgi dans l’antre de ma mémoire avant-hier pendant ma dernière sortie running (#LeRunningEstUneMéditation). Depuis, ces six petits mots s’amusent, rouvrent des boîtes, remuent ce qu’il y a dedans, se déguisent pour me faire des farces et touchent à tous les boutons.
C’est très pénible. Ça me dévore beaucoup d’énergie de chercher à tout ranger comme avant – ou de laisser déréglé. Voilà pourquoi ce matin je me suis dit :

1/. Je vais les écrire et les afficher au-dessus de mon bureau (comme ça les mots danseront sur le mur en face de moi plutôt que de bondir là où je ne les attends pas) ;

2/. Je vais me faire une nouvelle playlist de running (comme ça ma tête sera remplie de musique plutôt que de céder la place à des mots qui débaroulent comme ça sans gêne).

Surtout que, je ne sais pas si vous vous souvenez mais, Continuer la lecture de « My take-that-fucking-step running playlist »

La claque.

 

2’15.

Alors, on vous fait confiance. Plus jamais de 20% ! PLUS JAMAIS !!!

 

C’est les paroles que j’avais en boucle dans la tête cette nuit pendant que je ne dormais pas.
C’était en 1988 et c’était 14%.

Putain.

 

 

That E-guy

Photo : Mark Oliver Everett (son barbier est décédé en confinement, comme disent les ados chez moi en pensant qu’ils viennent d’inventer v’là la blague de zinzin).

 

Après-demain sort « Eels Time », le quinzième album studio de Eels.
Après-demain dans deux dodos.
Do you know what it’s like to fall on the floor who is really living ?

Devinez QUI est complètement foufou chez moi ?

Nan, je me moque mais c’est même pas vrai. Mickaël attend la sortie de ce nouvel album avec flegme et patience. Dans sa grande maturité. En plusse moi aussi j’ai aimé la première chanson de l’album que j’ai découverte sur YouTube. J’ai été tellement surprise que that E-guy, si discret, si pudique d’habitude, dévoile autant de lui dans un clip !
L’album d’une réflexion sur le temps et la maturité, paraît-il. Temps et maturité, tiens, encore. C’est pas mal là où j’en suis rendue aussi – bien que je n’aie rien demandé et aucune envie d’une réflexion sur le sujet. J’ai même plutôt envie de crier :

But I don’t think I’m ready yet
I’m not feeling up to it now
Just not that steady yet Continuer la lecture de « That E-guy »

Quand j’avais 7 ans – Le retour du Papchou

Photo : Ça c’est quand le Pap’ nous fait travailler dans la cuisine, et Lulu me faisait trop rigoler avec son histoire de Gulu ! (mars 2020).

 

Ce mois-ci, Marcel a eu 11 ans.

Je lui ai demandé de choisir parmi tous les articles qu’il a écrits pour le blog – dont la moitié pendant notre voyage au bout du monde – ses quatre articles préférés que je republierai ici chaque semaine de mai.

Le jour de son anniversaire, je lui ai proposé de faire son portrait chinois en répondant à 11 questions sous la forme Si j’étais… C’était il y a trois semaines dans Le Marcass’ a 11 ans !

 

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[Article initialement publié le 27 mars 2020 dans la rubrique ÉCOUTER < Le nasillement du Marcass’]

Écrit par le Marcass’ (7 ans) au CP.

 

 

 

À cause de ce fichu coronavirus là, on peut plus aller à l’école. Même la maîtresse elle doit rester chez elle avec ses enfants, et en plus elle en a trois comme nous !

Nous maintenant, la semaine c’est comme le week-end sauf qu’on est obligés de s’habiller AVANT le petit-déjeuner et qu’on n’a pas le droit d’avoir Continuer la lecture de « Quand j’avais 7 ans – Le retour du Papchou »

The perfect mother

Planche extraite de la bande dessinée de Sophie Lambda, « Tant pis pour l’amour – Ou comment j’ai survécu à un manipulateur » (p.182), éd. Delcourt, 2019.

 

Il y a quinze jours, pendant ce long week-end ensoleillé de l’Ascension, j’ai fait l’inverse de l’ascension. J’ai fait la déscension. Je te jure. Avec un D comme Dégringolade. Ou : j’ai fait de la D, comme disent les ados chez moi entre deux portes où ils s’enclenchent se démarrent se cherchent et s’insultent.

De la grosse D même, si je veux être honnête avec vous. Une crise de dépression sévère, déclenchée par je ne sais même plus quel(s) enfant(s) exactement, sans doute un peu les trois, et ça a duré trois jours pleins avec des répliques du séisme les jours d’après. Je pense que je ne m’étais pas sentie aussi mal depuis au moins deux ans. Comme ça, sans prévenir, à partir de mots et d’attitudes d’enfants qui ne reflétaient rien de plus que ce à quoi s’attendre de la part d’enfants élevés dans notre société consumériste, dans le cocon d’une sécurité matérielle et affective. Mais ça m’a fait péter les plombs, tu peux pas savoir.

Ça m’a minée.

La violence de cette colère que j’ai ressentie à l’intérieur. La rage, le Continuer la lecture de « The perfect mother »